Quand Valls souhaitait que les syndicats "pèsent" davantage dans la vie politique

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Manuel Valls. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Manuel Valls. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

C'est un peu l'arroseur arrosé. Novembre 2007, la France est ankylosée par une fronde sociale massive. L'objet de la colère : la réforme des régimes spéciaux de retraite voulue par le gouvernement de François Fillon, qui entend aligner leur durée de cotisation sur celle des salariés du privé. Regrettant l'absence de dialogue, les syndicats se mettent en grève, perturbant le trafic ferroviaire pendant neuf jours, jusqu'au 23 novembre. Cette réforme recueille les faveurs d'un certain Manuel Valls - ce qui provoque déjà l'ire de certains responsables socialistes. Or, lorsque, pour apaiser les tensions, le ministre du Travail de l'époque Xavier Bertrand offre aux syndicats de négocier un accord, Manuel Valls, un brin hypocrite, se félicite de la tenue de ces négociations et plaide pour "des syndicats encore plus forts, plus représentatifs, qui pèsent dans la vie sociale de notre pays", le 26 novembre 2007, dans l'émission Mots croisés. Qui aurait pu imaginer que le député socialiste d'alors se trouverait sept ans plus tard à affronter un mouvement social d'une même ampleur et qu'il peinerait à l'étouffer. Ce même Manuel Valls qui est aujourd'hui inflexible sur le report de la réforme ferroviaire, à laquelle s'opposent vertement les syndicats de cheminots. La grogne s'est un peu détendue avec le vote d'amendements allant dans le sens de leurs revendications, mais qui restent "de l'enfumage" pour le chef de la CGT-Cheminots...

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