Quand une imprimante 3D construit des immeubles et des villas...

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VIDÉOS - Le chinois WinSun a conçu un ingénieux système de construction. Après des maisons et une villa, l’entreprise travaille maintenant sur des structures encore plus ambitieuses.

Même si des dizaines et des dizaines d’objets ont déjà été imprimés, il est toutefois difficile d’imaginer la même chose pour une maison ou n’importe quel édifice. Et pourtant, cet exploit est rendu possible, par une gigantesque imprimante 3D. Ses mesures: 6,6 mètres de haut pour 10 mètres de large et 40 mètres de long! Une machine qui fait des prodiges en matière de construction. Il y a à peine un an, l’entreprise chinoise WinSun construisait des petites maisons grâce à cette technique.

Aujourd’hui, elle entreprend de muscler encore ses projets. Après avoir bâti des maisons, un immeuble de 4 étages, et une villa, elle veut désormais s’attaquer à des grattes-ciels, ponts, et toutes sortes d’infrastructures... Et le procédé plaît même à l’étranger. Ma Yi He, directeur général de Winsun, n’a d’ailleurs pas caché au Daily Mail qu’une commande a d’ores et déjà été enregistrée pour le gouvernement égyptien. «Il s’agit d’une maison qui a été imprimée en un seul jour, et qui est composée de 20.000 éléments», a-t-il déclaré.

Un bénéfice environnemental, mais une main d’œuvre en baisse de 50 à 80%

Évidemment, tout ceci n’a rien à voir avec un chantier de construction classique! Chacune des pièces nécessaires à une construction est fabriquée dans l’usine de l’entreprise, puis déplacée ensuite dans un parc industriel dans la province de Jiangsu. Les éléments sont ensuite assemblés sur le site autour de renforts en acier, en laissant un espace pour l’isolation. Tout cela en restant conforme aux normes de construction en vigueur dans le pays.

Le matériau utilisé pour imprimer ces éléments est conçu à partir d’un mélange de ciment et de déchets de construction (sable, verre, béton), précise l’entreprise sur son site Web. «Ils sont montés couche par couche à la manière d’un pâtissier montant un gâteau.» C’est ce que l’on peut constater dans ce reportage réalisé par CNC.

Ce procédé permet également d’optimiser la logistique. Selon l’entreprise, cela engendre le recyclage de 30 à 60 % des déchets issus de l’industrie de la construction, et fait baisser les coûts de production de 50 à 70 %. Il permet aussi de faire diminuer les besoins en main d’œuvre de 50 à 80 %. Dernier avantage non négligeable: les bénéfices environnementaux.

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  • vologda2 le mardi 27 jan 2015 à 16:17

    Ca va pas arranger les affaires des travailleurs du batiment, epoustouflant technologiquement