Quand un pétrolier nord-coréen renverse le Premier ministre libyen

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Le pétrolier Morning Glory, battant pavillon nord-coréen, en 2007 à Singapour.
Le pétrolier Morning Glory, battant pavillon nord-coréen, en 2007 à Singapour.

L'affaire pourrait prêter à sourire si elle ne symbolisait pas l'anarchie en règle en Libye, un pays au bord de la partition, trois ans après l'opération française Harmattan qui a renversé Muammar Kadhafi. Tout débute le samedi 8 mars avec l'accostage du Morning Glory, un curieux pétrolier battant pavillon nord-coréen, dans le port d'al-Sedra, en Cyrénaïque. Cette région de l'est du pays, berceau de la révolution libyenne, regroupe l'essentiel des réserves pétrolières du pays.La protection des installations est assurée par d'anciens rebelles anti-Kadhafi, lourdement armés grâce aux livraisons occidentales aux opposants libyens en 2011, mais aussi à l'important arsenal de Kadhafi dans lequel les ex-miliciens ont allègrement puisé. Or, ces anciens révolutionnaires ont décidé de tourner casaque et bloquent depuis juillet les principaux terminaux pétroliers de Cyrénaïque. Dénonçant au départ les malversations financières dont se rendraient coupables les membres du gouvernement dans le secteur des hydrocarbures, les frondeurs comptent en réalité se servir de l'arme du pétrole pour réclamer l'autonomie de la Cyrénaïque, dans le cadre d'un système fédéral. 234 000 barils de pétroleDès le mois d'août, les autonomistes passent à l'acte en proclamant la formation d'un gouvernement local, d'une banque ainsi que d'une compagnie fédérale de pétrole. Impensable aux yeux des autorités de Tripoli, qui tirent des...

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  • ZvR le dimanche 23 mar 2014 à 11:58

    bah, C'est beau de voir la paix la démocratie et la probité fleurir dans tout les pays libérés. le pays peux enfin prospérer.