Quand un petit club de La Réunion renversa le Paris FC

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Quand un petit club de La Réunion renversa le Paris FC
Quand un petit club de La Réunion renversa le Paris FC

Samedi à 16h, l'US Sainte-Marienne a rendez-vous avec son destin. Le club de DH réunionnaise participe au 8e tour de la Coupe de France face à l'USSA Vertou qui évolue en CFA 2. Animés d'un esprit revanchard, les joueurs tenteront d'effacer la déception d'une élimination intervenue au même stade de la compétition en 2013 après avoir réalisé l'exploit de sortir le Paris FC au tour précédent. Retour sur les plus belles 90 minutes de l'histoire du club.

L'histoire commence le mercredi 30 octobre 2013. Au siège du CNOSF, Patrick Battiston, Marius Trésor et Jérémie Janot effectuent le tirage au sort du 7e tour de Coupe de France. À plus de 9000 kilomètres de là, le président du club de Saint-Marie de La Réunion Jocelyn Trules et son vice-président sont réunis dans l'attente du verdict. Le club créé en 2003 suite à la fusion des deux équipes de la ville vient tout juste de surprendre son monde en éliminant les Normands de Saint-Lô. Les deux lascars veulent à tout prix éviter l'ogre de la poule : le Paris FC. Pas de chance, l'attaquant malchanceux de Séville 82 tire les boules et ce seront bien les Franciliens qui viendront les défier dans l'océan Indien. "Quand on a vu le tirage, on s'est dit que ce n'était que du bonus. On savait que tout était possible, même si au fond de nous, on n'y croyait pas trop", explique le vice-président Thierry Cortez. Pour l'entraîneur de l'équipe toujours en place actuellement, Fred Bachelier, il y avait plus d'optimisme. "On savait qu'il y avait une grosse différence de niveau, mais on croyait en nos chances", explique-t-il. Après tout, on parle d'une équipe surnommée les "Blaugrana Reï ", en référence à leur écusson qui reprend le design de celui du Barça. Une imitation parfaite où seules la Croix de Sant Jordi et les quatre barres de la Catalogne sont remplacées avec les symboles de la petite ville du Nord de l'île, à savoir un avion pour l'aéroport et une usine pour l'histoire industrielle de la bourgade. La fierté de toute une ville que devront affronter les joueurs de la métropole.

Terrains champêtres et alertes aux requins


Les Parisiens, alors en National, arrivent une semaine à l'avance pour s'acclimater aux conditions tropicales. Ils profitent de la piscine de l'hôtel entre deux entraînements sur un terrain en "très mauvais état" selon le coach de l'époque, Christophe Taine. "On ne disposait que d'un petit vestiaire, c'est à peine s'il y avait une douche", précise celui qui a quitté le club en juin dernier. L'accueil chaleureux qui leur est réservé par les locaux permet de compenser ces petits désagréments. Le défenseur central du PFC de l'époque, Freddy Rocher, aujourd'hui à Chambly, en National, explique n'avoir qu'un seul regret sur son séjour :…


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