Quand un maire UMP passe le flambeau à un député PS

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Jean-Paul Delevoye, président du CESE, le 23 janvier 2012 à Paris.
Jean-Paul Delevoye, président du CESE, le 23 janvier 2012 à Paris.

Maire de droite, il désigne pour dauphin un socialiste. L'histoire avait de quoi faire les beaux titres des journaux et les choux gras du Front national, qui n'a évidemment pas manqué de se fendre d'un communiqué sur son cher UMPS. En décidant de soutenir à sa succession le député PS Jean-Jacques Cottel aux municipales de Bapaume, commune du Pas-de-Calais qu'il dirige depuis 1982, Jean-Paul Delevoye a naturellement provoqué la colère de son parti qui l'a enjoint de choisir. Il a choisi. "Il a suspendu ses cotisations en tant qu'élu et ne renouvellera pas son adhésion en janvier", rapporte Daniel Fasquelle, président de la fédération UMP du département. Une simple anecdote, n'eût été la stature politique de Jean-Paul Delevoye, ancien ministre des gouvernements Raffarin, ancien médiateur de la République et actuel président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Ce dernier titre lui valait déjà un grand nombre de détracteurs à droite, pour avoir jugé "irrecevable" la pétition de 700 000 signatures déposée par les militants de la Manif pour tous en février 2013. Voilà leurs soupçons confirmés : Delevoye est un traître, il est en fait de gauche ! "Pas du tout", se défend l'intéressé, "je suis gaulliste social. La position que j'ai toujours défendue, c'est de n'être ni dans une allégeance au gouvernement, ni dans une allégeance à l'opposition. Ce qui m'importe, c'est le projet et la qualité des hommes, qui ne dépend...

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