Quand Thiago Motta ne suffit plus

le
0
Quand Thiago Motta ne suffit plus
Quand Thiago Motta ne suffit plus

Depuis son arrivée au PSG, Laurent Blanc a imposé un style de management distant, autoritaire et déroutant. D'un côté, l'entraîneur paraît très sûr de lui et suit des certitudes rapidement établies chaque saison. D'un autre côté, cette hâte apparente semble souvent nourrie par une envie de chasser les doutes plutôt que de récolter la solution. Si la méthode a indéniablement porté ses fruits lors de la première partie de la première saison, le PSG n'a jamais montré de signe de croissance tactique face aux grandes équipes depuis. Et si le jeu du PSG n'évoluait plus ?

Lancé au Barça par une coupe de cheveux équestre, des crampons attirés par les cartons et des muscles de fêtard, Thiago Motta a commencé sa carrière tel un curieux phénomène. La taille et le pied gauche de Cocu, un toucher brésilien, mais aussi les cartons rouges et l'inconstance de celui qui n'est pas à sa place à Barcelone. Mais à 26 ans, Motta débarque discrètement au port de Gênes et une seule saison lui suffit pour donner une claque au football italien. En 2009, il se trouve que Mourinho veut donner plus de réflexion au jeu de son Inter limitée par l'âge de Vieira et la verticalité de Stanković. Motta est enfin chez lui : titulaire chez un grand d'Europe dans un football qui apprécie ses fautes tactiques et son " expérience ". Discrètement, il dessine aux côtés de Cambiasso les traits de l'une des équipes les plus intelligentes de tous les temps. Un an et demi plus tard, alors qu'il est devenu le talisman de l'équipe milanaise, Leonardo le fait habilement venir à Paris : pour moins de dix millions d'euros, Motta devient officieusement le joueur le plus important du jeu du PSG.

Le 4-3-3 et les perspectives de progression


Alors que le projet parisien est encore en train de traverser une phase bancale à son arrivée en janvier 2012, l'Italo-Brésilien met de l'ordre dans l'utilisation du ballon, la gestion de la phase défensive et la couverture des espaces. Quand Motta joue, Paris ne déjoue plus. Pour ses adversaires, sa gestion du rythme est une torture silencieuse. Celle dont on parle peu, mais qu'on ressent plus : une torture physique aux séquelles psychologiques. Motta fait peu de bruit. Mais lorsqu'il est demandé à Thiago Silva d'expliquer les différences entre la philosophie d'Ancelotti et celle de Blanc, le Brésilien répond sans hésiter, comme si la réponse était connue de tout le vestiaire parisien : " Si vous regardez bien le calendrier et les matchs, il n'y avait pas Thiago Motta (avec Ancelotti, ndlr). C'est ça, la grande différence avec la saison dernière. " En 2012-13 sous Ancelotti, les blessures empêchent Motta de jouer plus de 12 matchs de Ligue 1. La saison suivante, sous Blanc, il en joue 32. Une philosophie faite de 4-3-3 et de possession résumée par la présence d'un seul joueur ? En tout cas, Blanc a l'intelligence d'en profiter au maximum : son PSG se base sur le trio Motta-Verratti-Matuidi, la création de Zlatan, deux ailiers capables de prendre la…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant