Quand Roumains et Français voyageaient ensemble

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Quand Roumains et Français voyageaient ensemble
Quand Roumains et Français voyageaient ensemble

Entre France et Roumanie, l'histoire commune du football ne commence pas par un match, mais une traversée en mer. En 1930, Roumains et Français partagent leur embarcation pour Montevideo par la volonté d'un seul homme : le roi Carol II. Direction la Coupe du monde.

En 1930, la Coupe du monde s'apprête à connaître sa première. La même année, en Roumanie, le roi Carol II revient chez lui pour reprendre son dû : le trône du royaume. Ces deux événements bien distincts vont se croiser en à peine plus de trente jours, avant de se poursuivre par un voyage en bateau au bout du monde jusqu'aux premiers matchs de l'histoire de la compétition. C'est ainsi que pendant une dizaine de jours, au milieu de l'Atlantique, joueurs roumains, français et belges vont partager leur embarcation pour rejoindre l'Uruguay. Tout cela à cause de la lubie d'un roi mal-aimé dans son pays et qui voulait redorer son blason au moment de prendre le pouvoir grâce à son sport préféré : le football.

Amnistie et congés payés


À peine intronisé, le premier acte de souverain signé Carol II n'est pas un choix directement politique. Il veut faire en sorte que son équipe nationale participe à la Coupe du monde en Uruguay. Après tout, les grands pays comme l'Italie, l'Allemagne ou l'Angleterre sont mis à mal par la crise financière et refusent de se lancer dans l'aventure. En fait, à quelques semaines du coup d'envoi, les équipes européennes sont pratiquement absentes. La coupe de Jules Rimet doit donc encore trouver des postulants. Pour améliorer sa popularité dans son nouveau pays, Carol II fait du forcing auprès de la FIFA et lance la dynamique, en parvenant même à convaincre la Yougoslavie de faire également le voyage pour l'événement. Il lui manque toutefois une chose : la matière première, les joueurs de foot.


Le roi trouve alors des moyens simples d'y remédier : offrir une amnistie aux footballeurs qui avaient été suspendus et forcer les entreprises où jouent les joueurs roumains à les lâcher pendant trois mois. La deuxième partie est plus difficile à obtenir, car les compagnies pétrolières anglaises ne sont pas de l'avis de les lâcher si facilement. Les bras longs du royaume font la différence et offrent trois mois de congés payés aux joueurs de la Tricolorii. Trois jours avant la date limite, la participation roumaine est validée. Il ne reste qu'à réserver un moyen de transport pour le bout du monde. C'est ainsi que la France croise…





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