Quand Renzi et Berlusconi sont sur un tandem

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Leader de la droite italienne, Silvio Berlusconi a été reçu avec les honneurs par le président Giorgio Napolitano le 15 février.
Leader de la droite italienne, Silvio Berlusconi a été reçu avec les honneurs par le président Giorgio Napolitano le 15 février.

Les affaires se compliquent pour Matteo Renzi. Si 21 minutes de discours avaient suffi à tuer - politiquement - Enrico Letta, "Turbo Renzi", comme l'a surnommé la presse transalpine, va devoir ronger son frein avant de devenir président du Conseil. Alors qu'il avait prévu de recevoir dès dimanche soir du président Giorgio Napolitano un "mandat plein" pour former son gouvernement, il ne se verra conférer que lundi un "mandat exploratoire". Signe que Giorgio Napolitano ne donne pas sa nomination à la présidence du Conseil comme acquise. C'est le Nuovo Centrodestra (NCD) d'Angelino Alfano, l'ancien dauphin de Berlusconi qui avait abandonné son mentor pour soutenir le gouvernement Letta, qui pose des conditions. Non seulement Alfano négocie le nombre de portefeuilles ministériels pour sa formation, mais il exige aussi de stipuler un contrat de gouvernement "où l'empreinte du centre droit sera bien visible". Sans ce contrat, que la chancelière Merkel a mis deux mois à négocier en Allemagne, Alfano, dont les voix sont indispensables à Renzi au Sénat, menace d'empêcher la naissance de l'exécutif. Le rébus se complique encore avec les états d'âme de la minorité du Parti démocrate (PD) guidée par Pippo Civati. Cette aile gauche du PD, hostile à la "grande coalition" depuis le scrutin du printemps 2013, redoute la droitisation du gouvernement Renzi et menace elle aussi de faire manquer les voix de sa dizaine de sénateurs. Ultimes surenchères pour...

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