Quand Real et Juve s'affrontaient pour la première fois en Europe

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Quand Real et Juve s'affrontaient pour la première fois en Europe
Quand Real et Juve s'affrontaient pour la première fois en Europe

Il y a déjà de ça plus de cinquante ans, en 1962, Madrilènes et Turinois se retrouvaient pour la première fois sur la scène continentale. De ce quart de finale décidé au bout du suspense restent une qualification espagnole et, surtout, une litanie d'anecdotes succulentes. Récit.

En 1962, le noir et le blanc étaient déjà à l'honneur. Plus qu'une comparaison avec des postes télévisuels alors sans couleur, Real Madrid et Juventus de Turin se retrouvaient pour la première fois en Coupe d'Europe. Leurs tuniques, aujourd'hui encore inchangées, ne connaissaient alors aucun sponsor, mais répondaient aux mêmes critères. Les deux équipes, aux noms ronflants et à la qualité certaine, étaient déjà les fers de lance d'une compétition qui n'en était alors qu'à sa septième édition. Vainqueurs des cinq premières, les Merengues, emmenés par un duo dévastateur composé d'Alfredo Di Stéfano et Ferenc Puskás, rencontraient alors face à eux une Vieille Dame ambitieuse et désireuse d'offrir à ses supporters son premier exploit européen. En trois opus, tous remplis d'anecdotes d'un autre âge, mais d'un niveau sur le pré vraisemblablement déjà stellaire, les deux institutions continentales ont livré une bataille digne des meilleurs blockbusters. Un quart de finale, joué en trois manches donc, qui avait alors offert aux Madrilènes une septième demie en autant de participations. Et aux Turinois de belles raisons de se plaindre.
Di Stéfano, maillots noirs et retraite arbitrale
Nice, son paysage de carte postale, son climat méditerranéen Et ses grèves de chauffeurs de bus. Au printemps 62, l'expédition merengue n'a d'autre choix que de passer par la case niçoise pour se rendre à Turin. Malmenée par des conditions météorologiques qui ont poussé l'aéroport transalpin à fermer ses portes, elle doit se trouver un autobus pour s'y rendre par voie goudronnée. Après quelques heures de galère, la faute à un mouvement syndical, le précieux sésame est trouvé. En chemin, la neige oblige à de nombreux arrêts et offre un retard fou. Enfin arrivés au beau milieu de la nuit, les Madrilènes trouvent à leur réveil une foule monstre devant leur hôtel. Plus qu'un accueil chaleureux, pancartes, slogans et manifestants anti-franquistes les réveillent. La requête de la foule, qui souhaite alors dialoguer avec une délégation madrilène, n'étant pas entendue, les forces de l'ordre sont appelées en renfort pour que les Madridistas se rendent au stade Comunale pour s'y entraîner. Le lendemain, jour de match, rebelote : la police rompt le cortège des manifestants pour que le bus trace sa route vers l'enceinte de la Vieille Dame.

Face au Real Madrid déjà galactique de Muñoz, emmené par Di…




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