Quand RDA et URSS se partageaient le bronze

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Quand RDA et URSS se partageaient le bronze
Quand RDA et URSS se partageaient le bronze

Aux JO de 1972, à Munich, le tournoi de football s'est terminé d'une drôle de manière. Pendant la prolongation du match pour la troisième place, URSS et RDA ont fait le choix de ne pas se départager. Elles auront ainsi toutes deux une médaille de bronze, au nom de l'amitié entre les peuples et surtout du gagnant-gagnant.

L'image est étrange. Quatre équipes de football sur un podium olympique. Elle n'a eu lieu qu'une seule fois, en 1972. Une faille du règlement de la FIFA a suffi à l'URSS et la RDA pour s'engouffrer dans la brèche. Avant les Jeux olympiques de Munich, un changement des règles du tournoi précise qu'à la fin de la prolongation, aucune séance de tirs au but n'est à prévoir. En fait, ce cas précis provoquerait un partage de la médaille, qu'elle soit d'or ou de bronze. Alors, à la fin du match pour la troisième place à l'Olympiastadion, alors que le score est de 2-2, l'URSS et la RDA n'attaquent plus. Le pacte de non-agression n'est pas clairement établi, mais dans l'esprit, c'est net : les deux sélections n'ont pas envie de prendre le risque d'attaquer.


Le calcul est simple. En marquant un but, c'est la même médaille au bout ; en encaissant un but, c'est la perte de toute médaille olympique. Reinhardt Häfner, ancien joueur de cette sélection et idole au Dynamo Dresde, confirme que la règle est connue et prise en compte. " On le savait bien avant le match. " Alors la prolongation s'est terminée comme elle avait commencé : à 2-2, avec la certitude qu'à la fin, les deux équipes auraient leur médaille pour signer un 4/4 des "pays de l'Est" au palmarès de cette olympiade.

L'Est souverain


Dès les qualifications, la mainmise du football à l'est du rideau de fer est évidente. En dehors du pays d'accueil, qualifié d'office, seul le Danemark parvient à créer la surprise en éliminant la Roumanie. Les autres sont tous des pays satellites (RDA, Pologne, Hongrie – tenante du titre) et la maison-mère, l'URSS. Il y a un avantage certain pour ces pays, dans la formule alors réservée aux JO pour le football. Seuls les joueurs amateurs peuvent participer. " Il n'y avait pas de professionnels dans les équipes d'Europe de l'Est, précise Häfner. C'est la raison première pour laquelle ces pays étaient plus forts. Ils pouvaient sélectionner tous les joueurs à leur disposition. " Les pays communistes mettent à profit le système et squattent les places d'honneur sans problème.









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