Quand Puskás a fait vibrer Holly Park

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Quand Puskás a fait vibrer Holly Park
Quand Puskás a fait vibrer Holly Park

Au début du mois de mai 1967, Ferenc Puskás débarquait à Liverpool pour disputer un match de charité quelques mois avant de débuter sa carrière d'entraîneur. Au bout d'un échange de télégramme, après une demande refusée pour faire venir Pelé et avant une tournée qui a écrit l'histoire d'un club amateur de la ville : le South Liverpool FC.

Une légende ne tient parfois qu'à un télégramme. Margaret Houghton le sait. Sans ça, son mois de mai 1967 aurait probablement eu une tournure différente. Elle aurait continué sa vie d'hôtesse de l'air sans histoire et aurait poursuivi ses envols en l'air quotidiens. Elle n'aurait, surtout, jamais pu s'offrir un verre de champagne aux côtés du député Cowley et sous le regard autoritaire du massif Billy Liddell. Le dernier nommé, lui, était déjà une légende depuis sa conquête du titre de champion d'Angleterre avec Liverpool en 1947, le cinquième de l'histoire des Reds. L'international écossais a également perdu une finale de FA Cup en 1950 face à Arsenal mais peu importe, ce n'est pas pour lui que tout le monde est venu ce jour-là à l'aéroport de Liverpool. Celui que tout le monde veut voir est descendu avec les cheveux plaqués en arrière comme à son habitude et avait l'air "un peu plus grisonnant que l'homme qu'il était lorsqu'il a honoré ses quatre-vingt-quatre sélections internationales et a aidé le Real Madrid à monopoliser les titres en Europe ", selon le récit d'époque du Liverpool Echo.

Il s'est avancé dans sa lourde veste, a affiché un large sourire et a même posé un baiser sur la joue droite de Margaret Houghton. Face à lui, Brian Taylor peine à croire à la situation. Comment ce qui n'était au départ qu'un pari couillu a pu se terminer comme ça, sur un tamarc ? Pourtant, Ferenc Puskás est bien là. Oui, celui qui a été sept fois meilleur buteur sur une saison, en Hongrie et en Espagne, celui qui a porté une génération de romantiques jusqu'à une finale de Coupe du monde en 1954 face à l'Allemagne de l'Ouest (2-3) et celui qu'on préfère appeler le Major galopant. Puskás est le symbole de la Hongrie qui a réinventé le foot quelques années plus tôt mais aussi la représentation parfaite de ce que peut être un attaquant pur. Jusqu'ici, selon la légende, le seul mot qu'il connaissait en anglais était "whisky". Oui, Ferenc était aussi un homme d'excès, ce qui l'a finalement rendu humain au-delà d'un CV blindé comme le revers d'une veste de général soviétique. Et tout s'est

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