«Quand on reçoit 300 euros sans bouger le petit doigt»

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En Bulgarie, pays où le smic atteint à peine 150 euros, l'aide au retour représente une somme importante.

«L'aide au retour? C'est pour les losers.» Assis devant une buvette en face du marché de Stolipinovo, à Plovdiv (sud), Ibrahim et Mehmet, tous deux âgés d'une trentaine d'années, se présentent comme deux Tsiganes qui ne demandent qu'une seule chose - pouvoir «bosser». Mais dans ce quartier aux allures de ghetto où s'entassent quelque 50.000 Roms dans des conditions défiant toute hygiène, c'est un v½u pieux. «Il n'y a pas de boulot pour nous. Il y a bien quelques-uns qui trient les ordures, ou balaient les rues, là-bas, en ville. Mais ils gagnent à peine de quoi s'acheter du pain», témoigne Mehmet. Alors, les deux comparses attendent la prochaine «navette» pour la France, une camionnette qui partira d'ici même en direction de l'eldorado occidental. «Ça ne m'intéresse pas de gagner 300 euros pour retourner dans cette misère, enchérit Ibrahim en montrant les canalisations éventrées et les murs lépreux des HLM tout autour, je préfère gagner trois mille

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