Quand Neptune était blanche et Cibeles rouge

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Quand Neptune était blanche et Cibeles rouge
Quand Neptune était blanche et Cibeles rouge

Aujourd'hui, la répartition des places madrilène est claire : aux Madridistas Cibeles, aux Colchoneros Neptune. Un partage qui n'a pas toujours été aussi évident, puisqu'aux prémices de leurs légendes, le Real était acoquiné au dieu de la mer et l'Atlético à celle de la terre.

Le 24 mai 2014, à Lisbonne, un coup de casque de Sergio Ramos à l'ultime seconde du temps réglementaire empêche l'Atlético de soulever sa première C1. Quelques centaines de kilomètres plus loin, au coeur de l'autre capitale ibérique, cinq cent mètres séparent le bonheur du drame. Car lorsque les aficionados merengues exultent au coup de sifflet final sur leur Plaza de Cibeles, le peuple des Matelassiers se désespèrent et errent autour de la Fuente de Neptuno. Un demi-kilomètre sur le Paseo del Prado qui raconte deux sentiments diamétralement opposés, et qui devient le centre névralgique du football continental le temps d'une soirée. Deux ans plus tard, les deux places de la capitale de Castille retrouvent le devant de la scène et s'attendent à un dénouement tout aussi intense. Pour autant, symbole des conquêtes madridistas, la place de Cibeles, entourée par la banque d'Espagne et la mairie de Madrid, a initialement hébergé les nuits d'ivresse des supporters de l'Atlético. Idem, à l'origine, Neptune était lui apparenté à l'histoire du Real. Une alternance de symbole entre les deux aficiones qui convient sans doute mieux à leurs identités respectives.

Des anniversaires aux coupes évocatrices


Pour trouver trace de la première affiliation de Cybèle - nom français de la déesse de la Terre et de la fertilité - avec le fanion colchonero, il faut remonter aux noces d'or du club. Les festivités du demi-siècle d'existence de l'Atlético remonte au printemps 1953, lorsque Marqués de la Florida, président de l'institution, organise un tournoi à trois qui rassemble l'Athletic, club paternel des Rojiblancos, et le Sportklub Wacker de Vienne, alors épouvantail européen. Du 20 mars au 5 avril, les matchs attirent les foules, les fiestas s'enchainent, et toutes les sections du club sont mises à l'honneur. Le trophée, lui, prend la direction de Bilbao où il y est toujours exposé : quatre aficionados sculptés en argent soulèvent le fanion de l'Atlético au-dessus du char de Cybèle. Porque ? Personne ne dispose aujourd'hui de la réponse, Marqués de la Florida ayant gardé le silence sur cette question jusqu'à son décès. Chez le voisin du Real Madrid, dont l'antre se trouve dans la continuité du Paseo del Prado, plus au nord, la figure de Neptune apparaît, elle, lors du 75ème…


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