Quand Nelson Mandela n'était qu'un "terroriste communiste"

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Nelson Mandela, ici en 1961.
Nelson Mandela, ici en 1961.

Durant l'apartheid, le département sud-africain des "invités étrangers" ne chômait pas. Il offrait chaque année à plus de quatre cents journalistes un voyage tous frais payés de trois semaines "instructif et plaisant", capable de leur fournir "une vue perspicace de la situation sud-africaine". Accueil dans des suites, safari au Kruger Park, sorties à l'opéra. J'étais en 1986 journaliste au Quotidien de La Réunion. Plutôt que de refuser l'invitation, il avait été convenu avec Le Monde diplomatique d'accepter ce voyage, afin de raconter ensuite cet art sud-africain d'accommoder les journalistes (*).

Selon Pretoria, les Européens et les Américains étaient de grands naïfs, aveuglés par la propagande communiste. Nous nous focalisions sur l'apartheid, alors que le vrai danger venait des mouvements de libération entraînés, armés et financés à cette époque par Moscou, Cuba et l'Allemagne de l'Est. Pour atteindre l'Europe occidentale, l'expansion mondiale du communisme la contournait... par l'Afrique en s'emparant des ressources minérales sud-africaines. Le bras armé de l'URSS en Afrique du Sud, c'était bien évidemment Nelson Mandela, leader du Congrès national africain (ANC). On nous glissait des sondages prétendant que 6 % seulement des Noirs appréciaient Nelson Mandela, alors emprisonné.

"Les Noirs ? Des enfants !"

Non seulement le département des "invités étrangers" ne cessait de nous seriner que Nelson Mandela...

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  • rusti13 le mercredi 11 déc 2013 à 13:06

    les merdias au lieu de taper sur jm lepen devrai avoir de la mémoire