Quand Nasser était le André Agassi qatari

le
0
Quand Nasser était le André Agassi qatari
Quand Nasser était le André Agassi qatari

Avant d'être président du PSG, Nasser Al-Khelaifi était tennisman professionnel. De 1992 à 2003, il écumait les tournois secondaires et les rencontres de Coupe Davis avec le Qatar. Solide du fond du court, propre mais peu puissant, il est le meilleur joueur de son pays et fait une courte incursion dans le top 1000 (995e en novembre 2002). Au début des années 2000, le Qatari est même venu s'entraîner et jouer en France. Une époque où il portait des chaussettes blanches, se disputait avec les arbitres et riait aux blagues de pets de ses coéquipiers.

" Je me rappelle qu'on s'est entraînés ensemble en 1994, à Doha. Il n'avait pas un coup qui en jetait, mais il faisait tout plutôt bien. Un joueur propre, régulier et très hargneux. Je l'ai quand même battu parce qu'il y avait une différence de niveau, il ne faut pas oublier que le Qatar débutait dans le tennis mondial. Mais j'ai souvenir d'un bon joueur. " Henri Leconte a bonne mémoire. Le Français a 31 ans et une solide carrière quand il s'entraîne avec le jeune Nasser-Ghanim Al Khulaifi (selon les registres de la Fédération internationale de tennis) lors du tournoi de Doha. De dix ans son cadet, le Qatari est un inconnu sur le circuit. Il est pourtant, à ce moment-là, le meilleur joueur de son pays.

28 victoires pour 73 défaites


La jeunesse de ce Nasser tennisman est connue dans les grandes lignes. Fils d'une famille modeste, confortable sans baigner dans l'opulence, le garçon traîne très tôt sur les courts de tennis. C'est d'ailleurs en tapant la balle qu'il rencontrera un de ses plus proches amis, le futur cheick Tamim Ben Hamad Al Thani, émir du Qatar depuis 2013. Nasser Al-Khelaïfi devient très vite un des meilleurs joueurs du pays. À 18 ans, il démarre sa carrière de tennisman professionnel en Coupe Davis avec le Qatar, face au Bahreïn. Une défaite en simple, une victoire en double. Rien de tonitruant, à l'image d'une carrière honnête sans être flamboyante.


De sa carrière justement, il ne reste pas grand-chose. Quelques invitations à des tournois un peu huppés (World Series du Qatar, en Autriche), beaucoup de tournois de second rang au Moyen-Orient et en Europe de l'Est.
« Je me souviens l'avoir battu facilement, en deux petits sets. Pour être franc, je dois avouer qu'il ne m'a pas vraiment marqué. »Gilles Elseneer
Surtout pas mal de rencontres en Coupe Davis : le Kazhakstan, le Sri Lanka, Bahreïn, l'Iran… Aujourd'hui, difficile de trouver des adversaires qui se souviennent de lui. Tout juste le Belge Gilles…





Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant