Quand Mario Draghi devient le meilleur allié de Hollande

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François Hollande et Mario Draghi dans la cour de l'Élysée lors d'une rencontre en mars dernier.
François Hollande et Mario Draghi dans la cour de l'Élysée lors d'une rencontre en mars dernier.

François Hollande réussira-t-il à "réorienter l'Europe" ? Le président français, qui a engagé son offensive pour convaincre ses pairs d'agir afin d'éviter l'écueil de la déflation, a en tout cas reçu un soutien de poids en la personne de Mario Draghi. Reçu lundi à l'Élysée, le président de la BCE a significativement infléchi sa position habituelle vendredi 22 août lors du grand raout annuel des banquiers centraux consacré au chômage, à Jackson Hole aux États-Unis. Bien sûr, il a réclamé aux États, comme il le fait d'habitude, de mener des réformes pour s'attaquer à la composante structurelle du chômage, celle qui ne se réduit pas, même quand l'économie va bien. La France est particulièrement visée, elle qui souffre d'une réglementation étouffante, d'un marché du travail très rigide et d'un taux de dépenses publiques - et donc d'impôts - élevé. Assouplissement Mais il a aussi fait le constat alarmant d'une dangereuse baisse des perspectives d'inflation et de la relative impuissance de la Banque centrale européenne à combattre l'atonie des prix. Mario Draghi a beau avoir ouvert à fond le robinet du crédit bancaire, le flot de liquidités n'irrigue pas l'économie, notamment faute de demande de la part des ménages et des entreprises. Plus clairement que jamais, le banquier central a demandé que la politique budgétaire participe davantage à l'assouplissement du "policy-mix" (combinaison de la politique monétaire et...

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  • b.renie le mardi 2 sept 2014 à 07:16

    La photo est métaphorique. Ils attendent le secours du ciel !!!!!!!!!!!!

  • b.renie le mardi 2 sept 2014 à 07:15

    La FED, puis la banque d'Angleterre, et maintenant (?) la BCE Décidément le monde court à l'écroulement des monnaies qui vont devenir des monnaies de papier. En outre cela accroît les moyens de la spéculation des marchés plus que l'économie réelle car le cancer des paradis fiscaux n'est pas traité. Cette masse de hot money fera perdre le contrôle de toute manœuvre aux politiques les mains liées par la finance.

  • olyve54 le lundi 1 sept 2014 à 21:39

    tu m etonnes, qui se ressemble s assemble....surtout en ce qui concerne les résultats!