Quand Marc Blondel faisait ses adieux à Force ouvrière

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Marc Blondel au meeting de Force ouvrière, au Zénith, le 13 septembre 2003.
Marc Blondel au meeting de Force ouvrière, au Zénith, le 13 septembre 2003.

Article paru dans Le Point du 5 février 2004L'"ouvrier" Blondel s'en va. Après quinze ans de règne, le secrétaire général de Force ouvrière laisse une situation paradoxale : d'abord, où sont les ouvriers de FO ? L'immense majorité des effectifs de la centrale se trouve dans la fonction publique, notamment aux Finances et à l'Équipement. Dans le privé, FO pèse bien peu et ne cause d'ailleurs pas beaucoup de soucis au Medef. Une exception, toutefois, la métallurgie, où l'influence de FO n'est pas négligeable, mais où la ligne du syndicat est nettement plus réformiste... Finalement, lorsque Marc Blondel sort sa fameuse écharpe rouge et appelle à la grève, c'est avant tout pour défendre les intérêts de ses ouailles fonctionnaires, qu'on aurait bien du mal à assimiler à la classe ouvrière... Un côté franchouillard Mais qu'importe. Le secrétaire général de FO rappelle souvent ses liens avec le Nord ouvrier et minier, et n'hésite pas, à propos de la Sécu ou d'autres choses, à citer en appui sa grand-mère, auprès de laquelle il a grandi à Hénin-Liétard. La mine comme référence, mais des allures de patron. Blondel est fidèle à son cliché : ses cigares, ses bretelles et sa 607... Pendant ce temps, l'influence de FO décline. La centrale a perdu deux points aux dernières prud'homales, à 18,3 %. Plus contestataire depuis Blondel, elle a aussi perdu son rôle de pivot de la vie sociale, abandonnant les présidences...

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