Quand Luizão libérait tout le Brésil

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Chaotique. Si l'on devait résumer le parcours du Brésil lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2002, le mot ne serait pas trop exagéré pour décrire la performance du dernier finaliste de l'édition 1998. Jusqu'au dernier match des qualifications, le quadruple champion du monde aura galéré pour se qualifier en Corée et au Japon. Mais au final, ça passe. Ouf !

Un géant, un mythe, une exception. Faire le résumé de la sélection nationale du Brésil, ce maillot auriverde et la mère patrie de légendes du ballon rond, ce n'est pas quelque chose à prendre à la légère. Pelé, Garrincha, Carlos Alberto, Jairzinho, Tostão, Rivelino, Sócrates, Zico, Romário Autant de noms rentrés au panthéon du football et qui n'en sortiront pas de sitôt. De fait, le Brésil possède ce facteur X afin d'apparaître comme la plus grande mine mondiale de diamants rares. Avec une telle envergure, le pays du joga bonito trône forcément en père spirituel de ce sport, et les chiffres parlent en son sens : le Brésil est la seule nation à avoir participé à toutes les éditions de la Coupe du monde, sa pire campagne restant une élimination au premier tour en 1966. Jamais donc, le Brésil n'a connu les affres d'une non-participation pour raisons politiques, ou bien plus simplement d'une élimination prématurée en éliminatoires de la zone Amsud. Et pourtant, cette tragédie aurait pu voir le jour à la fin de l'année 2001. Un cataclysme que l'on ose à peine imaginer.

La valse des sélectionneurs


Au démarrage des éliminatoires, le Brésil débute comme à son habitude dans la peau du grand favori en compagnie de l'Argentine. Successeur de Mario Zagallo à la tête de la Seleção, Vanderlei Luxemburgo commence son mandat par un succès en Copa América en 1999 au Paraguay, avec Rivaldo et Ronaldo en protagonistes principaux. Sans grande pression, le Brésil démarre donc sa campagne qualificative par un nul en Colombie (0-0). Cinq matchs plus tard et une victoire contre l'Argentine de Marcelo Bielsa invaincue jusque-là, le Brésil se retrouve second et pense s'assurer rapidement une place en Asie. Au contraire, c'est à ce moment précis que va démarrer la spirale négative. En interne déjà, les quadruples champions du monde commencent à filer un mauvais coton : après sa terrible rechute aux ligaments croisés du genou avec l'Inter Milan, Ronaldo est indisponible jusqu'à nouvel ordre sur le front de l'attaque auriverde. Pire encore, puisque suite à une condamnation pour fraude fiscale et d'autres affaires sulfureuses liées à des soupçons de toxicomanie, Luxemburgo est licencié de la CBF par son président, Ricardo Teixeira. De quoi déstabiliser tout un groupe.

Pendant que le Professeur règle ses pépins avec la justice brésilienne, la situation oblige à se trouver un entraîneur dans l'urgence.…




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