Quand les victimes tentent de comprendre

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La correspondance des époux Chenu avec un assassin de leur fils inspire les promoteurs de la «justice réparatrice».

Ils ont pesé chaque mot, comme autant d'espoirs d'atteindre le fond de l'âme de ces assassins qui ont fait basculer leur vie. «Nous décidons de vous écrire aujourd'hui, nous les parents de François. Nous ne savons pas si vous accepterez de nous lire et surtout de nous répondre...» En rédigeant cette lettre, adressée aux trois jeunes meurtriers de leur fils, Marie-Cécile et Jean-Paul Chenu étaient conscients de réaliser un geste peu ordinaire. La démarche entamée par les parents il y a plusieurs années a aujourd'hui fait des émules: une toute récente association, l'ANJR (Association nationale de la justice réparatrice), cherche à développer les rencontres entre les victimes et les auteurs, dans l'idée de prévenir la récidive.

Les époux Chenu, dont le drame a fait la une des médias -leur fils a été massacré par un groupe de jeunes néonazis homophobes-, ont été des pionniers le plus souvent incompris. «On ne peut pas dire que leur sort ne nous concerne

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