Quand les ultras niçois s'adressent à Daesh

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Quand les ultras niçois s'adressent à Daesh
Quand les ultras niçois s'adressent à Daesh

Premier stade à ouvrir ses portes pour la 14e journée, l'Allianz Riviera a rendu un hommage vibrant aux victimes des attentats, avant d'exprimer sa colère par un "Daesh, Daesh, on t'encule". Un chant bien connu des travées et remixé en fonction des événements parisiens, qui résonne encore plus dans la bouche des ultras du Gym.

Dans les travées de l'Allianz Riviera, un cri du cœur résonne. Entonné, repris par tout un kop, celui-ci descend des tribunes, violent, rageur : "Daesh, Daesh, on t'encule". Si d'ordinaire, la charge reprise à l'encontre d'une équipe adverse peut choquer, personne ne semble s'en offusquer ce vendredi soir, à Nice. Car une semaine auparavant, à une heure quasi similaire, les terroristes de l'organisation EI, ou Daesh, se fendaient d'une horreur que l'on apprend malheureusement à connaître. Alors, les langues, habituellement si promptes à critiquer les chants peu raffinés des ultras, se retournent : "On est surpris nous-mêmes qu'on dise du bien de nous. C'est la première fois que j'entends des commentateurs télé être contents d'entendre des insultes dans un stade", s'étonne encore Guillaume Baccheri, dit Biba, capo de l'Ultras populaire sud. D'autant que spontanée, cette réaction niçoise n'est pas celle à laquelle les ultras ont le plus réfléchi.

"Inconcevable que les Anglais chantent la Marseillaise et pas nous"


D'ailleurs, même s'il était chez lui ce soir-là, Guillaume l'assure : "Y a un mec qui a lancé le truc et c'est parti. Tu sentais qu'il y avait ce truc-là en nous, et que ça allait ressortir d'une manière ou d'une autre." D'un coup, ou presque, l'expression serait partie. Renaud Maccheroni, porte-parole du groupe, le confirme : "Mais je n'en n'avais pas entendu parler avant. Après, c'est possible que ça ait été décidé dans les travées. Mais le grand débat n'était pas là." En effet, il faut remonter un peu avant ce cri de colère pour trouver la véritable expression du soutien niçois. De coutume, les travées de l'extrême Sud de la France ne pratiquent en effet pas les minutes de silence comme tout le monde : "Nous, on les fait à l'italienne, c'est à dire avec des applaudissements. Là, on s'est dit qu'il fallait du recueillement. Mais comme les gens ont pris l'habitude d'applaudir à Nice, on s'est dit que ça allait peut-être devenir la cacophonie entre ceux qui applaudissent et ceux qui font le silence. Heureusement, la consigne de ramener des bougies a fait comprendre aux gens qu'il fallait que ce soit le recueillement. Elle a été exceptionnelle, je n'ai jamais connu une minute de silence avec cette…


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