Quand les tarifs des assurances augmenteront en 2017

le , mis à jour à 13:46
1

D'après une information du quotidien Les Échos, les cotisations des assurances auto et habitation vont augmenter en moyenne de 0,5%, une hausse qui pourrait aller jusqu'à 2,5% en automobile et 4% en habitation, en grande partie en raison des inondations.

(Photo d'illustration) Un assureur qui reste anonyme, témoigne aux Echos que "l'année a été mauvaise en auto en 2016". ( AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS )
(Photo d'illustration) Un assureur qui reste anonyme, témoigne aux Echos que "l'année a été mauvaise en auto en 2016". ( AFP / DANIEL LEAL-OLIVAS )

La Caisse centrale de réassurance, la CCR, avait estimé fin juin 2016 à environ 1,2 milliard d'euros le coût pour les assureurs des dégâts causés par les inondations et les orages survenus en France fin mai et début juin.

Comme le remarque le quotidien économique, les assureurs s'ils "ne se bousculent pas pour communiquer sur le sujet", vont a priori appliquer des hausses "un peu plus marquées qu'en 2016".

Un assureur qui reste anonyme, témoigne aux Echos que "l'année a été mauvaise en auto en 2016". De quoi justifier un changement de tarifs pour 2017. Malgré "la loi Hamon (qui) nous incite à avoir une politique tarifaire constante dans le temps", les assureurs n'ont plus le choix. Inflation du coût des réparations, indemnisations pour dommages corporels de plus en plus importants, des taux bas qui font baisser les provisions pour le versement de futures rentes : les explications sont nombreuses. "Jusqu'à présent, nous avions réussi à absorber la baisse des taux dans notre politique de gel des tarifs. Mais ce n'est plus tenable", lâche Jean-Marc Willmann aux Échos, "alors que la Maif va devoir compléter ses provisions à hauteur de 50 millions d'euros".

Du côté de l'assurance habitation, "les revalorisations moyennes pour 2017 s'étalent entre 1 et 4% hors taxes". "Il manque 20 % de primes sur le marché pour être à l'équilibre. Mais les hausses que nous passons année après année ne sont pas suffisantes pour remonter la pente, étant donné que nous faisons face à une sinistralité climatique toujours plus importante", témoigne Stéphane Dessirier, directeur général de la MACSF.

CATASTROPHES NATURELLES ET TERRORISME PÈSENT LOURD

Depuis la création du régime des catastrophes naturelles, les inondations du printemps 2016 sont le plus gros sinistre en termes de montant. La tempête qui avait touché la France fin 1999 avait, certes, occasionné une facture plus importante mais les dégâts liés au vent ne rentre pas dans le cadre de ce régime. La CCR avait également publié en juin une projection du coût des catastrophes naturelles en 2050.

Elle anticipait ainsi que, d'un milliard d'euros par an en moyenne ces dernières années, le coût des dégâts assurés va doubler à cet horizon, à environ deux milliards d'euros, en euros constants. "Cette tendance s'explique, au 4/5, par une augmentation de la population. Il y aura donc plus de biens à assurer, comme des voitures, des habitations... On devrait aussi voir se poursuivre la concentration des personnes et des activités économiques dans les zones plus touchées par des catastrophes naturelles, comme les ports ou les zones littorales. Le reste de l'augmentation, donc 1/5, sera due à une hausse de la fréquence des sinistres", avait relevé M. Labilloy.

En outre, les taxes aussi vont être relevées, et notamment celle pour l'indemnisation des victimes du terrorisme. Très sollicité en raison des attentats qui ont frappé la France depuis 2015, le fonds de garantie qui indemnise lesdites victimes du terrorisme voit ses ressources renforcées par un fort relèvement de la taxe sur les contrats d'assurance.

Cette taxe, qui finance le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI), va passer de 4,30 à 5,90 euros, soit une hausse de 37%, avait annoncé à la mi-octobre la secrétaire d’État chargée de l'Aide aux victimes Juliette Méadel. "Ça va rapporter 140 millions d'euros" en plus "par an, ce qui va permettre de ne pas puiser dans les réserves du fonds", avait-t-elle expliqué sur France Info.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7876977 il y a 2 jours

    Ça tombe bien, puisque mon bonus a encore augmenté cette année mon assureur va pouvoir, comme d'habitude, se le mettre dans la poche en me laissant 2€ puis m'envoyer une lettre où il va se féliciter d'avoir baissé ma prime d'assurance alors que les tarifs on augmenté.