Quand les opérateurs téléphoniques la jouent freestyle

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Quand les opérateurs téléphoniques la jouent freestyle
Quand les opérateurs téléphoniques la jouent freestyle

Le grand public a découvert pendant les derniers JO de Sochi cette nouvelle épreuve qu'est le slopestyle. Des skieurs qui s'amusent à dévaler les pentes à toute allure, à sauter des tremplins incroyables et à glisser sur des obstacles surprenants. Mais le slopestyle, discipline olympique depuis moins d'un an, n'a pas toujours convaincu du côté de la Fédé. Du coup, il a fallu trouver des stratagèmes pour que ces sportifs puissent se préparer sérieusement pour les JO. Et pour cela, les défenseurs de la discipline ont dû séduire des investisseurs privés : parmi eux, SFR a décidé de s'associer à ces acrobates en donnant son nom au « SFR Freestyle Tour », l'épreuve qui anime les stations françaises cet hiver avec une dernière épreuve de slopestyle disputée à La Clusaz le week-end dernier, la quatrième étape à Tignes du SFR Freestyle Tour étant réservée aux spécialistes du half-pipe.

Des offres destinées aux jeunes

Evidemment présent lors de la première étape du Tour 2014 à Val Thorens fin janvier, Samuel Loiseau directeur de la marque SFR expliquait à Sport365 les raisons de l'engagement de l'opérateur : « Une marque qui s'implique dans un sport cherche plusieurs choses. D'abord s'associer aux valeurs du sport, de la discipline, à s'approprier l'ambiance, l'état d'esprit, sur la glisse en général et le free ski en particuliers, ce sont des valeurs d'audace, de spectaculaire, d'envie, de ténacité qui nous plaisent beaucoup.  Et comme nos offres sont destinées aux jeunes, on peut mettre en avant notre marque digitale RED de sfr.fr. On en profite aussi pour rayonner sur les réseaux sociaux et le freeski est  particulièrement bien adapté à ça car c'est spectaculaire et que cela engendre des discussions enflammées pour les jeunes. » Pas de secret : Orange via sa marque Sosh est également « fan » de freestyle?

Mais l'opérateur n'entend pas uniquement se servir de la bonne image actuelle de cette discipline. Elle entend l'accompagner dans son expansion quitte à investir toujours plus, même si l'on est très loin des sommes injectées dans les sports majeurs comme le football : « C'est un investissement, continue Samuel Loiseau. Et l'important, c'est que c'est un investissement dans la durée. Ce qui marche n'est pas de papillonner d'une discipline à l'autre, de changer d'avis d'une année à l'autre, ce qui marche, c'est de faire la même chose d'une année sur l'autre et de progresser tous les ans ! Et de réinvestir comme on l'a fait cette année quand on sent qu'il faut passer un cap. Le SFR Tour on est là depuis 2005, 2006. Là avec la fin des X Games, on a senti que c'était le moment : on a remis un peu d'huile dans la machine. Ça appelle de la qualité dans les parcours, dans les athlètes et dans l'organisation et on est très content de ça. »

L'opérateur aide aussi les sportifs

L'opérateur met la main à la poche pour l'organisation, mais n'oublie pas les sportifs : un pari sur l'avenir : « Dans des disciplines comme çà, on aime bien donner des petits coups de pouces à des riders, des jeunes hommes et des jeunes femmes qui souvent s'investissent souvent beaucoup personnellement et financièrement dans leur discipline. Ça a toujours été important pour nous. Ça a fait notre légitimité dans le milieu. Et puis on considère qu'on doit soutenir une discipline dont on profite aussi en termes d'exposition. On met ainsi le pied à l'étrier à des jeunes. Nos étapes sont ouvertes aux pros mais aussi aux amateurs qui veulent monter des marches et s'entraîner. Dans notre pool d'athlètes beaucoup grandissent avec nous. » Et cela fonctionne apparemment plutôt bien?

 

 

 

 

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