Quand les Nord-Coréens secourent leurs frères appauvris du Sud

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Une image retransmise à la télévision centrale de Pyongyang le 11 août 2014 montre les Nord-Coréens profitant de la plage de Majeon dans la province de Hamgyong.
Une image retransmise à la télévision centrale de Pyongyang le 11 août 2014 montre les Nord-Coréens profitant de la plage de Majeon dans la province de Hamgyong.

C'est la parabole du "fils prodigue" appliquée à la péninsule coréenne. Le jeune frère plein d'ambition et de rêves d'aventure lâche le berceau familial étriqué du royaume ermite, aimanté par les miroirs étincelants de la vie capitaliste, au sud du 38e parallèle. Comme beaucoup de candidats à l'exil, il a regardé sous le manteau des DVD de soap-opéra sud-coréens, dévoilant des starlettes évoluant dans des appartements ultra-modernes. Il a franchi clandestinement la frontière chinoise et, grâce à un réseau opaque de passeurs, a rejoint sa terre promise, Séoul, pour démarrer une nouvelle vie au royaume des Samsung et Hyundai. Mais très vite, le rêve tourne au cauchemar et le voilà condamné à une vie misérable, déshonoré par une société qui regarde de haut ce "réfugié" mal dégrossi. Alors, il se résout à l'humiliante démarche : appeler à l'aide sa famille restée au pays de Kim Jong-un. Son grand frère magnanime vole à son secours, car il en a les moyens. Chaque trimestre, il fait parvenir plus de 1 200 euros à son cadet, via un réseau d'intermédiaires clandestins, qui se servent au passage. Pas de transfert bancaire possible, ni même de coup de fil ou de courrier entre les deux Corées, toujours divisées par un rideau de fer depuis 1953. Mais, depuis une décennie, l'argent circule en sous-main, via la Chine, et fait nouveau, les flux financiers vont désormais parfois également du Nord vers le Sud.Des poches de...

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