Quand les caméras parlantes font la loi

le , mis à jour à 10:24
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Quand les caméras parlantes font la loi
Quand les caméras parlantes font la loi

La France s'est dotée depuis longtemps d'innombrables caméras. De multiples objectifs qui observent chaque jour nos faits et gestes. Selon les chiffres dévoilés en septembre dernier par le Club de l'achat public, le marché de la vidéosurveillance se porte à merveille dans l'Hexagone. Ainsi, 75 % des villes moyennes seraient équipées. Et la tendance ne serait pas à l'apaisement, bien au contraire : les carnets de commandes se remplissent et dans les villes déjà équipées, l'heure est au renforcement du parc existant.

Effet de surprise garanti

Les maires n'hésitent pas à dépenser leurs deniers pour un outil majoritairement plébiscité par la population (83 % d'opinions favorables, selon un sondage Ifop de septembre 2013). Ce dispositif aide aussi à faciliter certaines enquêtes judiciaires, y compris les dossiers terroristes. Mais à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), comme dans trois autres villes françaises, c'est un dispositif très particulier de vidéoprotection que la mairie vient d'installer. Les yeux ont désormais une voix. Quand ils repèrent une infraction — ou plutôt une incivilité —, les agents face à leur mur de caméras sont à même de réprimander le contrevenant en direct grâce à un haut-parleur fixé sur l'objectif. Effet de surprise garanti.

L'initiative, comme l'évaluation de son efficacité, divise. Il n'empêche, la mise en place d'un tel système est révélatrice d'une époque où la technique a envahi notre quotidien. Avec plus ou moins de succès.

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  • M8252219 il y a 8 mois

    Dans notre société éclatée l’anonymat permet à tous et chacun d'échapper à sa responsabilité s'il n'assume pas. Il y a 50 ans et plus , les liens sociaux et le regard des autres étaient les gardiens de la responsabilité de chacun. CEUX QUI N’ONT RIEN À SE REPROCHER ne devraient voir aucun inconvénient à ce dispositif.