Quand les bidasses raflaient la mise en Italie

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Quand les bidasses raflaient la mise en Italie
Quand les bidasses raflaient la mise en Italie

Bien avant les deux coups de casque de Zidane en finale du Mondial 98 face au Brésil, d'autres footballeurs français ont été sacrés champions du monde. L'équipe de France militaire, menée par le colonel Roger Lemerre, a elle aussi vécu son épopée fantastique, en 1995, à Rome. Retour sur l'aventure des bidasses en Italie.

" On est les premiers footballeurs français à avoir remporté une Coupe du monde. " Cette phrase n'est pas sortie de la bouche d'un Youri Djorkaeff, Manu Petit ou Didier Deschamps au lendemain de la victoire des Bleus (3-0), le 12 juillet 98, face au Brésil. Elle est prononcée à des milliers de kilomètres de l'hexagone, à Miami, par un certain Wagneau Eloi, au bout du fil. En effet, si la grande histoire retiendra à tout jamais les exploits de la bande à Jacquet, elle a déjà oublié ceux, moins retentissants, de l'équipe de France militaire de 1995 à Rome, en Italie. Les Bleus, menés d'une main de maître par Roger Lemerre, soulevait la Coupe du monde militaire dans l'indifférence quasi-générale, alors que la saison de foot avait déjà repris ses droits. Et si tout le monde a oublié cette épopée frappée du sceau du treillis, ce n'est pas le cas des ex-bidasses qui ont pris part à l'aventure italienne.

Mais qui es-tu, le football militaire ?

Au BJ, un service militaire à la cool


En France, le service militaire obligatoire a pris fin en 1996 sur décision de Jacques Chirac, tout récent président de la République. Jusqu'à cette date, les footballeurs en âge de servir sous le drapeau se devaient de donner, comme tout citoyen lambda, un peu de leur temps à la patrie. A la seule différence qu'ils avaient le privilège d'être incorporé au Bataillon de Joinville, caserne militaire réservée aux sportifs de haut niveau. " On avait 10 mois de service obligatoire à faire mais moi je l'ai repoussé au maximum parce que j'étais en fac à Rennes et je devais d'abord terminer ma Licence de STAPS, se souvient Coco Michel, actuel entraîneur de l'équipe réserve de l'En Avant de Guingamp. Donc en arrivant au bataillon, j'avais environ deux ans de plus que les autres joueurs. " Mais contrairement à la grande majorité des Français enrôlés temporairement par l'armée, pour les footeux, le service militaire ne rime pas forcément avec grosse galère. Pour eux, point de récurage de chiottes ou de corvée d'épluchage. Les footballeurs avaient le droit à un traitement light, en échange de quoi ils acceptaient de défendre le drapeau à leur manière, balle aux pieds, au sein de l'équipe de France…



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