Quand Leclerc prend le producteur d'aubergines pour un jambon

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À l'hypermarché Leclerc d'Arles, un agriculteur découvre sa photo le présentant comme producteur de courgettes, alors qu'il n'en a jamais plantées.

Surprise de taille pour un agriculteur de Graveson dans les Bouches-du-Rhône. Se rendant à l'hypermarché Leclerc d'Arles, ce dernier découvre sa photo au-dessus de cageots de courgettes et d'aubergines. L'écriteau indique que ce dernier est l'heureux producteur des légumes vendus ci-dessous...

Or, s'il est bien producteur d'aubergines et de poivrons, Gilles Ferraud n'a jamais planté de courgettes. Pis, s'il a bien pris la pose pour Leclerc voilà quelques années, il ne vend plus rien au distributeur depuis trois ans!

Par la voix de son animatrice Julie Mizoule, le syndicat départemental des Jeunes Agriculteurs s'en indigne. «On utilise l'image de cet agriculteur, mais pas ses produits! Dès lors, qu'est-ce qui nous garantit que ces légumes sont bien d'origine française?», s'emporte-t-elle. Du côté de chez Leclerc, qui vante sur son site Internet ses «relations étroites et personnelles avec des producteurs locaux», appelées «alliances locales», on est gêné aux entournures. «D'habitude, nous intervenons en direct auprès des producteurs. Là, nous sommes passés par un intermédiaire appelé Terre d'ici, précise-t-on au Figaro. C'est lui qui s'est trompé et nous a donné la mauvaise photo. L'erreur a depuis été réparée, mais nous comprenons cet agriculteur.»

Fair-play, Gilles Ferraud tout comme les Jeunes Agriculteurs ont décidé de ne pas porter au pénal leurs accusations de supercherie. Que l'on confonde poivrons et courgettes passe encore, mais de là à prendre le client pour un jambon...

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