Quand le Milan voyage du mérite au travail

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Quand le Milan voyage du mérite au travail
Quand le Milan voyage du mérite au travail

Lancés au mauvais endroit et au mauvais moment, Clarence Seedorf et Pippo Inzaghi n'avaient pas réussi à redonner au Milan la gloire qu'ils avaient connue. Place au travailleur Siniša Mihajlović, qui a entamé un profond changement de mentalité basé sur la rigueur, l'humilité et un principe : le prestige d'une institution, éternelle ou non, ne fait pas gagner des matchs. Cette saison, le Milan a donc fait le grand saut vers un projet tout neuf. Maintenant, il ferme les yeux, protège son visage avec ses mains et attend Dès la troisième journée, ce derby pourrait apporter des premières réponses.

" Ramenons le Milan là où il mérite de se trouver. " Lors de la présentation officielle de l'équipe rossonera devant ses tifosi ce jeudi sur la place Gino Valle, cette phrase prononcée par Christian Abbiati, puis Riccardo Montolivo est passée inaperçue. Pourtant, elle n'a pas dû plaire aux oreilles alertes de Siniša Mihajlović. Depuis son arrivée le 16 juin dernier, le Serbe n'a cessé de faire passer un message : le prestige du Milan ne suffira pas pour gagner des matchs, et les grands noms des joueurs ne suffiront pas pour en faire des titulaires. Mihajlović veut du travail, du travail et encore du travail. Un message évident ? Cette semaine a montré que le chemin pourrait être long. Après que Kucka a déclaré que " (s)on vrai rêve a déjà été réalisé : c'est celui d'être là, de porter les couleurs d'un des plus grands clubs au monde ", Barbara Berlusconi est tombée dans le piège de la présomption : " On veut pousser l'équipe pour qu'elle ramène les résultats que nous méritons. " Sauf que pour Mihajlović, ce mérite n'est absolument pas acquis.

Coups de gueule et baffes


Ce grand saut a d'abord pris la forme d'un changement brutal de management. D'une part, Galliani et Berlusconi ont fait le choix de faire venir un " entraîneur secoueur ". Un homme de principes aux idées fortes et un leader habitué aux effectifs moyens. D'autre part, Après avoir écumé les tentatives guardiolesques d'entraîneurs maison, avec Seedorf et Inzaghi, ils ont aussi choisi un étranger au passé intériste. La rupture est totale. Et l'heureux élu n'a pas tardé à faire comprendre à tous que la mentalité de son Milan allait aussi changer. Après les trois derniers matchs de son équipe, Mihajlović a enfilé ses gants et a pris ses conférences de presse pour des rings de boxe. Fiorentina-Milan (2-0) : " Je n'ai pas aimé notre milieu. C'est là qu'on a perdu le match, les deux milieux intérieurs n'ont pas fait ce qu'on avait préparé ( ) On n'était pas des phénomènes pendant la présaison et on n'est pas des cruches maintenant. Mais on doit travailler plus. " Milan-Empoli (2-1) : " Si on commence à penser qu'on va gagner seulement parce qu'on s'appelle l'AC Milan La seule bonne nouvelle est la victoire. Sans Bacca et Luiz Adriano, on aurait perdu. Il nous manque de la personnalité. "

Mantoue-Milan (amical, 2-3) : " C'est une question…




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