Quand le match Honduras-Salvador déclenchait une guerre

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Quand le match Honduras-Salvador déclenchait une guerre
Quand le match Honduras-Salvador déclenchait une guerre

Il y a 46 ans, le 28 juin 1969. Le Salvador s'imposait contre le Honduras 3-2 dans un climat de tensions diplomatiques. Mais le plus important, c'est l'après-match, quand les deux pays entrent en guerre l'un contre l'autre.

Le 19 juillet 1969, le Honduras et le Salvador tirent leurs derniers coups de feu après une guerre de quelques jours qui a fait entre 3 000 et 6 000 morts. Le tout sous l'intervention de l'Organisation des États américains (OEA) dont le siège est à Washington. Comme un symbole, le dernier match entre les deux nations s'est déroulé à Washington, fin mai 2015, il y a un peu moins d'un mois.

Quelques mois avant, les relations sont compliquées entre les deux pays voisins, alliés aux États-Unis. Si le Honduras et le Salvador ont beaucoup de points communs (la même langue, les mêmes populations métissées, la même culture en somme), les conditions démographiques diffèrent. Salvador est le plus petit pays d'Amérique centrale avec seulement 23 000 km² de superficie et compte 4 millions d'habitants. Le voisin hondurien compte quant à lui 3 millions d'habitants pour une surface de 120 000 km². Par manque de place, les paysans pauvres salvadoriens émigrent depuis plusieurs décennies vers le Honduras, où des terres sont à prendre. Au final, en juin 1969, ils sont 300 000 à exploiter des terres honduriennes (10% de la population), parfois sans titre de propriété. Le général Arellano, qui est au pouvoir au Honduras, accuse alors les Salvadoriens de "coloniser " son pays. En gros, "les immigrés viennent piquer notre travail ! ", vous connaissez la chanson. Surtout que Salvador, alors sous contrôle des "14 familles " de la bourgeoisie industrielle et agricole, est beaucoup plus prospère que le Honduras où la devise dit que "même les riches sont pauvres ".

Xénophobie, expulsions et Coupe du monde


La presse hondurienne suit le général Arellano et tombe dans la xénophobie. En 1967, des petites troupes salvadoriennes pénètrent en territoire hondurien pour protester contre le "racisme anti-salvadorien". Les États-Unis, déjà, interviennent pour éviter que cela ne parte en affrontements. En 1968, les titres de propriété ne sont plus délivrés depuis longtemps aux Salvadoriens, et le Honduras entame alors sa vague d'expulsions. Des centaines de familles sont chassées. Ces expulsions sont de plus en plus violentes et de plus en plus régulières en 1969. Arellano, côté hondurien, et Fidel Sánchez Hernandez, côté salvadorien, sont poussés à la guerre par leurs hauts militaires.

Arrive le 8 juin. L'équipe nationale du Honduras reçoit…






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