Quand le Golden Boy n'était encore qu'un Jeune Homme

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Quand le Golden Boy n'était encore qu'un Jeune Homme
Quand le Golden Boy n'était encore qu'un Jeune Homme

Le Milan AC défie ce mardi soir l'Alessandria en demi-finale aller de Coupe d'Italie. Un affrontement inattendu qui suscitera l'intérêt tout particulier d'une légende des Rossoneri : Gianni Rivera. Car c'est bien chez les Grigi que le Golden Boy a commencé sa carrière.

15 ans, 9 mois et 15 jours. À cet âge, la plupart des adolescents n'ont encore qu'une vague idée de leur avenir professionnel. Pas étonnant, puisque, selon leur mois de naissance et le - bon - déroulement de leur scolarité, ils ne sont, en France, qu'en seconde ou en première. Mais l'histoire de Gianni Rivera est tout autre. Puisque c'est à cet âge-là, qu'il a fait ses débuts professionnels en Serie A, le 2 juin 1959, face à l'Inter Milan. Précoce ? Pas tant que ça, puisque Amedeo Amadei avait, lui, 9 jours de moins lorsqu'il a débuté avec la Roma en 1937... C'est évidemment ironique, tant le fait de débuter aussi jeune parmi l'élite italienne est impressionnant.

Alessandria : cœur gris, ciel bleu
S'il a défloré son compteur de présences en pro face à l'Inter, Gianni Rivera n'a toutefois pas commencé par un derby della Madonnina. Comment est-ce possible ? Tout simplement, car il n'a ni été formé ni débuté sa carrière au Milan AC, comme beaucoup peuvent le penser. Gianni aurait d'ailleurs pu ne jamais évoluer chez les Rossoneri. Petit, il supportait même la Juve, le plus grand club de sa région. Celui qui deviendra le Golden Boy - justement pour son passage au Milan à même pas 17 ans -, est effectivement né à Alessandria, la plus grande ville du Piémont en matière de superficie. Et c'est justement là, dans le club éponyme, qu'il a commencé sa carrière. Retour sur les premiers pas d'une légende.

La guerre, une histoire de prénom et une destinée


18 août 1943. Le paysage est désolant. L'Italie, comme une grande partie de l'Europe, est sous les bombes. Tout ou presque n'est que décombres, larmes et morts. Employé du chemin de fer, Teresio Rivera risque d'autant plus sa vie que le dépôt ferroviaire où il est ouvrier représente une des cibles privilégiées des bombardements. Lorsqu'il entend la sirène d'alerte habituelle, Teresio est désormais rodé. Il saute sur sa bicyclette et file rejoindre sa femme Edera. Pour lui, à la peur de la guerre s'ajoute celle de perdre un enfant. Edera est enceinte et reste sur le terrible accouchement d'un bébé mort-né, à peine un an plus tôt. Fort heureusement, ce jour-là, alors que…





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