Quand le foot était mordu du survêtement Lacoste

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Quand le foot était mordu du survêtement Lacoste
Quand le foot était mordu du survêtement Lacoste

Il y a vingt ans très exactement, René Lacoste nous quittait. Qu'a t-il laissé comme trace ? Trois Roland Garros, deux Wimbledon, deux Coupe Davis. Pas mal, mais l'un de ses plus beaux succès reste le jogging de la marque qui porte son nom, véritable institution à laquelle les footballeurs ont longtemps été très attachés.

Qu'il semble loin, le temps où seuls les joueurs de tennis se permettaient d'arborer un petit crocodile sur leur tenue. Après un pari qui impliquait comme lot une valise en crocodile, René Lacoste hérite de ce surnom, et se présente sur le court avec un reptile à bouche ouverte dessiné sur sa veste. Nous sommes en 1926, et René Lacoste vient de lancer une aventure bientôt centenaire. Mais dans les années 90, les ensembles Lacoste ont quitté les clubs de tennis pour envahir MTV, les clips des rappeurs, puis les terrains de football de toute la France.
"Quand on était adolescent, tout le monde en voulait un, c'était le cadeau qu'on demandait tous ! Il fallait avoir la couleur que les autres n'avaient pas."Habib Bellaïd
Habib Bellaïd, l'une des vedettes du documentaire À la Clairefontaine, actuellement défenseur à Amiens, se souvient de ses années passées en survêtement serré aux chevilles, avec un crocodile sur la cuisse : " Quand on était adolescent, tout le monde en voulait un, c'était le cadeau qu'on demandait tous ! Il fallait avoir la couleur que les autres n'avaient pas. Moi, j'en avais un bordeaux... Et mon meilleur ami, Ricardo Faty, il en avait deux-trois, je lui taxais tout le temps ! Même la banane, on avait du Lacoste des pieds à la tête, à part les Reebok Classics. "


Mohammed Larbi du Gazelec est d'une autre école, " le Lacoste plus les requins, et là c'était le top du top ! " Une certaine conception de la classe que quelques pensionnaires de l'INF poussaient assez loin, comme l'affirme Bellaïd, toujours plongé dans ses cartons à souvenirs : " À Clairefontaine, on n'avait pas le droit d'aller à l'école en survêtement. On se cachait dans le bus pour se changer. On allait à l'école en jean, puis dans le car on remettait nos Lacoste. " Mais comment une marque habituellement réservée aux tennismen a t-elle pu imposer à ce point un de ses vêtements dans le monde du football ?

Le vêtement du peuple


Larbi, lui, ne se posait pas vraiment la question, " c'était la mode au…





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