Quand le fisc réclame par erreur 18 millions d'euros à une PME

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Antoine Boyer, directeur de la société GSX, victime du fisc français.
Antoine Boyer, directeur de la société GSX, victime du fisc français.

Qui pourrait imaginer qu'une vendeuse en pâtisserie à la retraite ne parlant pas anglais et sans connaissance informatique puisse diriger une société éditrice de logiciels ? Un inspecteur du fisc à Nice. Cet inspecteur, pourtant, n'a même pas pris la peine d'interroger la brave dame. Cela ne l'a pas empêché d'infliger un redressement fiscal de 18 millions d'euros à GSX, une entreprise qui ne réalise que six millions de chiffre d'affaires. Il a fallu presque cinq ans à Antoine Leboyer, un ingénieur français diplômé de Harvard, pour faire entendre raison à Bercy. L'histoire peut se résumer ainsi : en 2008, Antoine Leboyer rachète GSX, une société informatique située à Genève. L'ancien propriétaire, également de nationalité française, avait ouvert une filiale à Nice, GSX Groupware Solutions, propriété à 100 % de GSX. La raison ? Il possède des attaches dans cette ville, sa mère a été vendeuse dans une pâtisserie. Cela suffit-il pour que les services fiscaux français croient déceler dans l'opération une fraude gigantesque ? En avril 2010, des inspecteurs des impôts débarquent en force dans les locaux de la filiale niçoise, accompagnés d'un gendarme armé. Ils saisissent des kilos de documents et perquisitionnent la maison de campagne de l'ancien propriétaire de GSX et la propriété de ses parents ! Pas la moindre discussion technique Le fisc décrète que c'est cette vendeuse à la retraite qui dirige l'entreprise...

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  • fquiroga le jeudi 9 avr 2015 à 08:59

    Et le(s) fonctionnaires responsables de ce desastre émargent toujours au ministère des finances......