Quand le directeur de la campagne de Trump fustigeait "le coup d'État des banques"

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Stephen Bannon en septembre 2016. Issu de Harvard, puis passé par Goldman Sachs, il a rejoint le Tea Party avant d'être choisi par Donald Trump pour diriger sa campagne. 
Stephen Bannon en septembre 2016. Issu de Harvard, puis passé par Goldman Sachs, il a rejoint le Tea Party avant d'être choisi par Donald Trump pour diriger sa campagne. 

Nommé chef de la campagne de Donald Trump en août 2016, Stephen Bannon a été l'artisan des attaques du candidat républicain contre la proximité de sa rivale, Hillary Clinton, de Wall Street. En décembre 2011, notre collaborateur Marc Roche et Jérôme Fritel, auteurs du film Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde (1), avaient rencontré cet ancien officier de marine, formé à Harvard, ancien banquier de Goldman Sachs qui était alors l'un des leaders du Tea Party. Rétrospectivement, cet entretien permet de mieux comprendre les ressorts de la victoire de Donald Trump qui a capitalisé sur les inquiétudes de la classe moyenne et l'aveuglement des élites.

Le Point.fr : Ce qui est bon pour Wall Street est-il bon pour les États-Unis ?

Stephen Bannon : L'une des grandes réussites de l'Amérique, et la raison pour laquelle elle attire les immigrants du monde entier, est que quelle que soit votre origine ou la profession de vos parents, vous pouvez saisir votre chance et réaliser votre destinée. C'est le cas depuis les Pères fondateurs. La grande chance de l'Amérique est de disposer du capital qui, en permettant la réussite, est essentiel au bon fonctionnement du système financier américain, égalitaire, sur le principe. Mais quand les élites, qui devraient être éclairées, comme Lloyd Blankfein (PDG de Goldman Sachs, NDLR) ou Hank Paulson (ex-patron...

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