Quand la ville de Detroit met en scène sa décrépitude

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EN IMAGES - Vidéos et photos évoquent l’incroyable descente aux enfers de la ville de Detroit, berceau de l’automobile américaine. Malgré cette impressionnante série de ruines, la ville se bat pour s’inventer un futur.

Dans le Michigan, la ville de Detroit, berceau des géants américain est devenue depuis des années le symbole du déclin américain. A telle point que cette cité de 68.000 habitants ayant perdu un quart de sa population depuis 2000 et comportant des quartiers entiers livrés aux herbes folles, attire tous les amateurs de ruines urbaines. Une fascination morbide, mal vue de la population locale qui a baptisé cette tendance «ruin porn» (orgie de ruines).

Selon la Motor City Blight Buster, une équipe qui démolit les maisons délabrées de la ville, il y aurait 114.000 terrains vides à Détroit, et 30 % des bâtiments seraient vides et délabrés. Il y a peu de temps encore 40% de l’éclairage public de la ville était hors service. Et que dire de ces centaines d’église que la ferveur religieuse avait fait pousser à travers la ville? Elles connaissent le même sort que ces écoles et ces bibliothèques qui tombent en décrépitude par dizaines.

Sauvée de la faillite

Mais si cet incroyable patrimoine abandonné continue à attirer touristes et chasseurs de ruines, la ville commence à se redresser. Fin 2014, la ville a été sauvée de la faillite, allégeant au passage sa dette de 7 milliards de dollars et permettant d’investir à nouveau dans les infrastructures. Comme le prouve la vidéo ci-dessus postée sur Youtube, la ville retrouve peu à peu une forme de fierté et certains quartiers se relèvent au milieu de ruines.

Quant au projet «Detroit: évolution d’une ville», le site Internet dont son tirées les images avant/après ci-dessous, il entrevoit aussi un futur pour cette ancienne gloire industrielle. Si l’essentiel des photos illustrent le déclin, la dernière série d’image évoque la renaissance (à voir ici) avec une série de belles restaurations.

L’église catholique Sainte-Agnès en 1923 et en 2013

La ligne d’assemblage de l’usine Packhard rn 1941 et en 2013

La gare centrale en 1915 et en 2013

L’hôpital Hope de Détroit en 2012 et actuellement

La bibliothèque Gray dans les années 20 et en 2012

Vue aérienne en 1949 et en 2010

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  • chiche21 le mercredi 12 aout 2015 à 05:04

    Voilà le futur de Paris et de la France avec les socialos !