Quand la musique adoucit les moeurs politiques

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Ivo Josipovic, candidat à la présidentielle croate, jouant de l'orgue.
Ivo Josipovic, candidat à la présidentielle croate, jouant de l'orgue.

Le président croate, le social-démocrate Ivo Josipovic, espère être reconduit dans ses fonctions dimanche, à l'issue d'un deuxième tour qui s'annonce serré face à une candidate conservatrice. Rien de bien saillant si ce n'est le profil du chef de l'État : il est compositeur. Dans quelques jours, son homologue italien, le quasi-nonagénaire Giorgio Napolitano, quittera ses fonctions. Parmi les possibles successeurs, pour la plupart d'anciens ténors de la scène politique, un nom retient l'attention : celui du chef d'orchestre Riccardo Muti, qui tenait la baguette à l'opéra de Rome, il y a quelques mois encore.Un hasard du calendrier bien sûr, mais, au cours des dernières années, nombre de musiciens professionnels ont fait des infidélités au pupitre pour s'aventurer sur la scène politique ou, plus souvent, diplomatique. Et ce délibérément, à l'inverse de quelques grands anciens. Qu'il s'agisse de Wilhelm Furtwängler et Herbert von Karajan sommés de s'expliquer, après la guerre, sur leurs liens avec le régime nazi, ou d'Arturo Toscanini, qui préféra s'exiler aux États-Unis en 1929 plutôt que de se produire devant le Duce.Le pianiste turc Fazil Say est à ce jour le seul interprète de renommée internationale à privilégier le terrain polémique. Laïcard au pays du dévot et autoritaire Recep Tayip Erdogan, il a déjà été condamné pour "insulte aux valeurs religieuses" (il avait traité les islamistes de "poux" !) et continue de...

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