Quand la France perdait " la Troisième Guerre mondiale " à Séville

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Quand la France perdait " la Troisième Guerre mondiale " à Séville
Quand la France perdait " la Troisième Guerre mondiale " à Séville

C'est une rencontre que n'oublieront jamais les témoins de Séville. Une demi-finale de Coupe du monde devenue mythique tant elle était chargée d'une intensité tragique et d'un scénario rocambolesque. Une rencontre sportive aux conséquences politiques démesurées. Ce jour-là, la France a perdu un peu plus qu'un match de football.

Si le 22 janvier a été choisi comme date symbolique de la journée franco-allemande, ce n'est certainement pas un hasard. À cette date, en 1963, le président Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer signaient le traité de l'Élysée avec l'objectif ambitieux d'ancrer la réconciliation franco-allemande dans les esprits de chaque habitant des deux pays. Difficile - mais nécessaire - pari que celui-ci : ennemis depuis 1870, Français et Allemands se sont fait face deux fois en moins d'un demi-siècle sur les champs de bataille des deux conflits les plus meurtriers de l'histoire de l'humanité. Dix-neuf ans après ce traité historique, pourtant, les vieux antagonismes n'ont toujours pas disparu et si, diplomatiquement, les différents couples franco-allemands (Willy Brandt et Georges Pompidou, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing) œuvrent pour une stabilisation des relations, les Français ne portent toujours pas leurs voisins dans leurs cœurs, et vice versa. Alors, lorsque l'équipe de France s'apprête à défier la RFA à Séville en demi-finales de la Coupe du monde, il plane sur la rencontre une atmosphère pesante. Ce soir-là, comme ce fut souvent le cas avec le football, il n'est plus question que de sport.

À quand la revanche de Séville 82 ?

Le mal en blanc


Au moment d'entrer sur la pelouse du stade Ramón-Sánchez-Pizjuán, les Bleus ne partent pas vraiment favoris. Écrasés par l'Allemagne dix-huit mois plus tôt à Hanovre (4-1), les coéquipiers de Platini s'apprêtent à défier une nouvelle fois les champions d'Europe en titre. En maillots blancs, les Allemands rendent hommage à leur statut de favoris en début de rencontre. Littbarski, après un coup franc sur la barre, ouvre logiquement le score peu après le quart d'heure de jeu. Moins de dix minutes plus tard, Michel Platini égalise sur penalty. La France prend alors le dessus. Techniquement, du moins. Physiquement, les Allemands imposent à leurs adversaires un jeu rugueux, même violent, parfois. Cette dualité des styles n'échappent à personne, pas même à Francis Huster, qui écrira après la rencontre, dans une lettre ouverte à Michel Platini : " Ce pourquoi Cyrano, Molière, Jean Moulin en France sont morts : le panache. Contre la brute…



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