Quand la France a découvert Adebayor

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Quand la France a découvert Adebayor
Quand la France a découvert Adebayor

C'était il y a une quinzaine d'années, dans un entre deux siècles. Le stade Saint-Symphorien de Metz voyait défiler les belles gueules : Robert Pirès, Rigobert Song ou encore Louis Saha. La lumière s'éteignait alors, doucement, sur un monument en péril. Jusqu'aux belles tresses d'un gosse de 17 ans. Son nom ? Sheyi Emmanuel Adebayor.

C'est la dernière éclaircie sur sa route. Elle date de maintenant presque deux ans. La période n'a duré que cinq mois mais juste assez pour le voir de nouveau sourire. Grâce à la confiance d'un homme, Tim Sherwood, Sheyi Emmanuel Adebayor pouvait de nouveau s'envoler dans les surfaces adverses et claquer son salut personnel devant la foule de White Hart Lane. Comme ce soir d'avril 2014 où, après un but inscrit contre Sunderland, il longe la ligne de touche et échange un salut réciproque avec son coach. Une façon de le remercier à la Adebayor, celle d'un mec avec un sourire collé au visage, ce petit truc en plus qui l'accompagne depuis maintenant dix-sept ans sur les pelouses européennes. Une tronche que l'on a retrouvée le 2 février dernier, dans son nouveau jardin de Selhurst Park et qui nous avait presque manqué. Car oui, la France a gardé un bout de Sheyi dans son cœur. De Metz à Monaco, sur un air de makossa.

Le thermostat de Metz


Il faut remonter le temps, à la fin des années 90. Dans les rues de Lomé, au cœur du quartier populaire de Kodjoviakope. Je serais probablement devenu un gangster si je n'avais pas été footballeur pro. La plupart de mes amis de jeunesse sont aujourd'hui de vrais bad boy.Manu AdebayorAdebayor est déjà plus grand et plus talentueux que ses potes. Il joue au Sporting Club de Lomé et tente de s'échapper par le foot. "Je serais probablement devenu un gangster si je n'avais pas été footballeur pro. La plupart de mes amis de jeunesse sont aujourd'hui de vrais bad boy. Ils zonent toute la journée dans ma ville natale de Lomé. Ils picolent trop, ils fument de l'herbe et commettent des crimes. La vie est comme ça dans certains coins d'Afrique. Ici, certains footballeurs oublient à quel point ils ont la chance de vivre cette merveilleuse vie de joueur pro" expliquait-il au Sun en 2007. Son échappatoire sera finalement la Suède et un tournoi international où il tape dans l'œil des recruteurs du FC Metz. Albert Cartier, alors responsable des équipes de jeunes, se souvient d'une arrivée spéciale pour le club grenat, d'un "moment important, un événement dans le club. Francis De Taddeo savait déjà que c'était un gros talent et il avait tout fait pour le faire venir. Adebayor était devenu un sujet de…


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