Quand l'US Army dérape #3 : opération "mains blanches"

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En 2013, on compte 5 061 plaintes pour viol, soit une hausse de 50 % en un an. 484 ont donné lieu à un procès et seulement 370 individus ont été condamnés.
En 2013, on compte 5 061 plaintes pour viol, soit une hausse de 50 % en un an. 484 ont donné lieu à un procès et seulement 370 individus ont été condamnés.

Connaître précisément l'ampleur des dysfonctionnements de l'US Army est un mystère. Certes, on peut estimer que ceux qui franchissent la ligne jaune sont une toute petite minorité sur les 1,2 million de militaires d'active. Mais, « faute de statistiques sur les périodes précédentes, on ne sait pas non plus si les scandales sont plus nombreux que dans d'autres institutions de la société comme le Congrès ou le monde de l'entreprise», explique Peter Feaver, professeur à l'université Duke. Selon lui, les causes sont en partie conjoncturelles. « En temps de guerre, la priorité est de gagner, et ça éclipse le reste. On doit aller vite et on a moins le temps de contrôler les appels d'offres, par exemple." John Moore, un colonel à la retraite de l'armée de terre devenu consultant, pense, lui, que « le stress dû aux déploiements à répétition et l'éloignement des familles ont contribué aux frasques multiples?. Mais, ajoute-t-il, plus de dix ans de guerre ont alimenté sans doute également chez les militaires « le sentiment que tout leur est dû, qu'ils sont au-dessus des règles et des lois, qu'ils méritent bien une nuit aux Bermudes car ils ont fait tant de sacrifices».

Si l'on en juge d'après le rapport de l'Air Force, c'est à peu près l'attitude du général Michael Carey qui a été limogé pour « mauvaise conduite ». Un euphémisme. Alors qu'il était à la tête d'une délégation sur la sécurité nucléaire à Moscou, le...

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