Quand l'US Army dérape #1 : bavures à répétition

le
2
Des membres du personnel de l'hôpital de MSF à Kunduz en Afghanistan après le bombardement américain le 3 octobre. 
Des membres du personnel de l'hôpital de MSF à Kunduz en Afghanistan après le bombardement américain le 3 octobre. 

C'était un hôpital de Médecins sans frontières à Kunduz en Afghanistan. Le 3 octobre, les forces américaines l'ont bombardé, tuant au moins 22 personnes, dont 12 membres du personnel médical et 10 patients. Parmi eux, trois enfants. Une vingtaine de personnes manquent toujours à l'appel. L'hôpital a été bombardé à quatre ou cinq reprises sans qu'aucun autre bâtiment aux alentours ait été touché, ce qui semble prouver qu'il était bien la cible. MSF a affirmé qu'il avait bien notifié l'existence de l'hôpital aux forces armées et que, lorsque les frappes ont commencé, il a appelé Kaboul et Washington pour les prévenir.

Après être restés vagues et avoir déclaré que « l'attaque avait pu provoquer des dommages collatéraux sur un établissement médical à proximité », les responsables américains ont reconnu qu'il y avait eu « une frappe par erreur », conséquence d'une décision prise « à l'intérieur de la chaîne de commandement ». Des Afghans avaient indiqué aux Américains que des talibans s'y étaient réfugiés. Le président Obama s'est excusé auprès de la présidence de MSF et a promis de faire une enquête. « Il est inacceptable que le bombardement d'un hôpital et la mort du personnel et des patients puissent être considérés comme des dommages collatéraux ou cantonnés à une erreur », s'est insurgée Joanne Liu, la présidente de MSF.

Mariages sanglants

Ce n'est pas la première fois que des...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco le vendredi 9 oct 2015 à 18:41

    Les USA sont coutumiers des dommages collatéraux : ils s'en foutent complètement.

  • guerber3 le vendredi 9 oct 2015 à 18:16

    Il y a 10000 tués chaque année en Amérique, c' est plus qu' à l' extérieur...!