Quand l'Unesco s'intéresse à l'architecture commerciale

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EN IMAGES - Le premier prix Versailles de l’architecture commerciale vient d’être remis à l’Unesco, à Paris. Il distingue la démarche esthétique de magasins et de commerces et compte s’internationaliser dès l’an prochain.

Pour sa première édition, le prix Versailles de l’architecture commerciale a voulu marquer les esprits. Lancée par l’association Diversum, une association qui «interroge les liens entre l’économie et la culture», cette nouvelle distinction a choisi le nom de Versailles, «symbole mondial de beauté et d’élégance» et son maire, François de Mazières, pour présider le jury. Et surtout, elle a été décernée dans les locaux de l’Unesco, plus connue pour son intérêt pour le patrimoine mondial de l’humanité que pour les locaux commerciaux.

«Il faut des initiatives comme celles-ci, pour aider à porter un nouveau regard sur les industries créatives, sur le potentiel de développement du secteur culturel», a ainsi souligné Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco. Parmi les lauréats de cette première édition, ce sont les Galeries Lafayette de Marseille Bourse qui ont décroché le prix Versailles. Le jury a été séduit par la façade du bâtiment signé Moatti et Rivière, entourée d’un «spectaculaire ruban vitré et transparent». Les voilettes du magasin sont à la fois une protection solaire, un signalement des entrées et un hommage aux flots de la Méditerranée.

Un ballet ouvert sur la ville

Le prix Versailles a également attribué une série de mentions spéciales. Le trophée de l’architecture intérieure est ainsi revenu à une brasserie, celles des Haras, à Strasbourg (Bas-Rhin). La rénovation de ce site historique a permis aux créateurs Patrick Jouin et Sanjit Manku de revisiter l’univers de l’élevage équin en utilisant le bois brut, le cuir naturel et le métal noirci ou brossé.

Quant à la mention architecture extérieure, elle a été attribuée à la boutique Repetto de la rue de Charonne, à Paris. A quelques de l’opéra Bastille, le jury a estimé que la boutique rendait hommage aux codes des boutiques parisiennes d’époque tout en «offrant en spectacle un ballet ouvert sur la ville». La dernière mention, celle consacrée aux services, a distingué la boutique Réunion des musées nationaux du musée des Confluences à Lyon. Ici, les spécialistes ont apprécié la «scénographie immersive en parfaite adéquation avec le lieu» et l’usage des matériaux et des couleurs entre cristal et nuage (blanc, gris, zinc) qui animent l’espace. Après cette première édition, le prix Versailles compte bien attirer des candidatures internationales dès l’an prochain.

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