Quand l'OM a testé le grand huit lyonnais

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Quand l'OM a testé le grand huit lyonnais
Quand l'OM a testé le grand huit lyonnais

Pour le dernier match de la saison 1996-1997, l'OL et l'OM se rencontrent dans un match sans grand enjeu au stade Gerland. Au final, les Lyonnais infligeront la plus grosse défaite de l'histoire de l'OM en championnat (8-0). De quoi devenir fada.

En France comme dans toute l'Europe, les premiers signes de l'été sont visibles en ce 24 mai 1997. Malgré cette atmosphère chaleureuse, la fin de championnat n'affiche, elle, pas de réel suspense : Monaco est déjà champion depuis belle lurette, Caen, Nancy, Lille et Nice sont déjà les quatre équipes reléguées, la D1 passant à 18 clubs. En clair, seules les places d'honneur sont à attribuer. Parmi les matchs de cette 38e journée, Lyon-Marseille. Au stade Gerland, les deux équipes foulent la pelouse avec, déjà, des objectifs bien distincts. Jeune milieu de terrain de l'OL, David Linarès se souvient de l'ambiance. "Il y avait surtout une envie de partager ce dernier match avec notre public. Déjà c'était une belle affiche, et puis c'était aussi les dernières de Florian Maurice, Marcelo Kiremidjian et Franck Gava. On voulait réussir ce match pour leur offrir une belle sortie avec l'OL." En face, la première saison de l'OM pour son retour dans l'élite voir les Phocéens finir dans le ventre mou, sans réelle pression. Arrivé au club en début de saison, Éric Roy veut tout donner. "Ce retour à Lyon était important pour moi, étant donné mon passé au club. Quand tu reviens, tu as toujours envie de bien figurer, évoque l'actuel consultant chez Bein. Le problème, c'est qu'à Marseille, il y avait beaucoup de joueurs qui n'avaient pas cette envie. Certains étaient déjà un peu en vacances Bref, je crois que les conditions étaient réunies pour avoir un match pas simple à vivre." C'est peu de le dire.

3-0 en 14 minutes


Focalisés sur leur rencontre, les Gones ne prennent pas le temps de savoir si les Marseillais sont prêts mentalement. La réalité, c'est celle du terrain, et elle fait son apparition dès la première minute de jeu. Une-deux entre Cocard et Caveglia, frappe croisée, 1-0. "Dès la première minute, ça commence bien (rires) ! Notre équipe était en confiance avec cette bonne entrée en matière. On souhaitait démarrer la rencontre pied au plancher et mettre la pression sur l'OM." Un pari réussi, d'autant que Marseille ne parvient pas à se sortir de ce mauvais début de match. De sang-froid, Maurice ajuste Andreas Köpke pour le but du break (8e). "Je ne sais pas trop pourquoi, mais on jouait toujours le hors-jeu en défense, se souvient Roy. Du coup, on laissait beaucoup d'espace dans notre dos, c'était un peu la journée portes…


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