Quand l'argent des politiques venait des laboratoires

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Avant que la législation n'évolue, les personnes morales, notamment les laboratoires pharmaceutiques et syndicats de l'industrie pharmaceutique, pouvaient à leur guise financer les campagnes électorales.

Après l'affaire Urba et le financement occulte du Parti socialiste dans les années 80, le financement des partis politiques devient plus encadré. La loi de 1988 crée la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) qui se veut être une autorité administrative indépendante même si elle est aujourd'hui rattachée au ministère de l'Intérieur (il y a huit ans, elle était rattachée au ministère de la Justice) . Tous les ans, les comptes des candidats ainsi que ceux des partis sont obligatoirement contrôlés et publiés. Avant 1988, c'était le flou le plus complet ; tout était permis. De 1988 à 1995, les dons de personnes morales (sociétés, associations, syndicats) sont autorisés et plafonnés à 50 .000 francs. La publication n'app...



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  • mlaure13 le mercredi 10 avr 2013 à 17:04

    La sociale-démocratie est, fondamentalement, philosophiquement et légalement un système basé sur la corruption. Tant qu’ils pourront distribuer de gigantesques faveurs sociales ou économiques sur la base de promesses électorales, sans la moindre conséquence pour eux et leurs familles, le système demeurera corruptif par essence. Les extrêmes traduisent cela par "tous pourris", Anticor utilise l'incantation "tous vertueux", et nous libéraux constatons : "tous normaux".