Quand Justine Henin claquait des buts

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Quand Justine Henin claquait des buts
Quand Justine Henin claquait des buts

Fin des années 80, la petite Justine Henin enquille les buts sur les terrains de sa petite ville de Rochefort, en Belgique. Elle finira malgré tout par choisir le tennis.

Mars 2009 : les joueurs d'Anderlecht arrivent comme tous les jours au terrain d'entraînement qui jouxte le stade Constant Vanden Stock. Le temps n'a pas fait déplacer beaucoup de supporters pour assister à la séance. Il n'y en a pour ainsi dire qu'une seule : une petite blonde énergique qui fait balancer sa queue de cheval en arrivant au parking, le tout ponctué d'un "ça caiiille" qui donne un indice sur la température du jour. Son nom ? Justine Henin. Gamine, la future numéro 1 mondiale est en effet devenue supportrice du Sporting après que le défenseur Georges Grün l'a prise dans ses bras. Une vingtaine d'années plus tard, au moment de passer les barrières du stade, Justine s'apprête donc à réaliser un rêve : devenir anderlechtoise, ne fut-ce que l'espace d'une matinée. Pour l'émission Les 12 travaux de la RTBF, la tenniswoman va ainsi participer à un entraînement avec les professionnels du Sporting d'Anderlecht. Loin d'être ridicule, la championne garde le rythme à l'échauffement, participe à quelques phases de jeu et termine la séance par des tirs au but qu'elle réussit brillamment. Ce que les joueurs d'Anderlecht, épatés, ne savent peut-être pas, c'est que Justine a déjà tapé le ballon dans son enfance "Et c'était une petite tueuse", lance son ancien entraîneur Claude Anciaux.

La crainte des garçons


Née d'un père footballeur à la réputation plutôt bien faite dans la région de Rochefort, Justine Henin s'affilie dès ses six ans dans le club de foot de la ville. "C'était la seule fille de mon équipe, se rappelle Claude. Mais elle était très vive dans ses déplacements et très motivée parce qu'elle adorait le football." Pour ses coéquipiers de l'époque, ce n'est pas ses qualités balle au pied qui les frappent en premier lieu, mais bien le fait qu'elle soit une fille. "C'était déjà impressionnant de jouer avec une fille, glisse Arnaud Lambert, âgé de six-sept ans à l'époque. Il faut faire un bond en arrière : c'était il y a 25 ans et à l'époque, le foot était encore moins populaire au niveau féminin qu'à l'heure actuelle." Pas impressionnée pour autant,…



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