Quand Inzaghi devint SuperPippo.

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Quand Inzaghi devint SuperPippo.
Quand Inzaghi devint SuperPippo.

Filippo Inzaghi a trimbalé le surnom de SuperPippo toute sa carrière. Ce qu'on ne sait pas, c'est que c'est lors de son passage au Hellas Vérone il y a vingt ans, que l'actuel entraîneur du Milan AC a été affublé de ce sobriquet.

On connaît le Inzaghi de la Juventus, buteur prolifique et formant un splendide duo avec Del Piero. On connaît évidemment celui du Milan lors des dix dernières années de sa carrière, les plus intenses avec des records en pagaille. On connaît aussi le Inzaghi de l'Atalanta, une seule saison en 1996-1997, mais suffisante pour être sacré meilleur buteur de Serie A, et pour la seule fois de sa carrière. On connaît même le Inzaghi de Piacenza, son club formateur. Mais en revanche, on oublie souvent un passage-clef de sa carrière : celui au Hellas Vérone, où il est pourtant officiellement devenu Superpippo. C'était lors de la saison 1993-94. Retour dans le SuperPassé.
Pippo le bidasse
Et personne ne le voyait venir. En effet, Inzaghi effectue à l'époque son service militaire, et pas à côté, puisqu'il est assigné à la caserne d'Ascoli, 350 bornes à vol d'oiseau de Vérone. Son entraîneur de l'époque, Bortolo Mutti, se souvient dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport. « Je ne le voyais que du vendredi au dimanche, car en semaine il s'entraînait avec la Nazionale militaire. Mais il arrivait toujours en grande forme. » Pippo le pistonné ? Disons que Mutti avait de bonnes raisons de lui faire confiance, le connaissant très bien pour l'avoir entraîné l'année précédente à Leffe, en Serie C1 (D3). La première vraie saison pro de la carrière d'Inzaghi avec 13 buts inscrits en seulement 21 matchs.

Ces derniers jours, Mutti a vu son téléphone sonner plus d'une fois. Car il est le mieux placé pour raconter à tous cette saison « oubliée » de la carrière d'Inzaghi. Il en parle également dans les colonnes du journal local de Vérone L'Arena. « C'était un joueur qui avait faim, un grand travailleur, il avait le football dans le sang, mais il devait faire beaucoup de progrès, surtout dans la gestion de l'effort. Et puis il était individualiste, si cela ne tenait qu'à lui, il aurait joué tout seul. » Défaut qui n'a bien entendu pas été gommé au cours des années suivantes. Et grand bien lui en a pris, puisque cela a fait de lui un buteur légendaire.
Pippo le moine, et SuperDingo
Déjà à l'époque, Inzaghi est un exemple de professionnalisme, vertu qu'il pousse à l'extrême. Son régime légendaire est au menu, et tous les jours. « Pasta in bianco e bresaola », pâtes natures et viande des...





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