Quand Hollande se confronte à l'Histoire

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François Hollande lors de la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars 2016.
François Hollande lors de la commémoration de la fin de la guerre d'Algérie le 19 mars 2016.

Invité ce matin à l'émission La Fabrique de l'Histoire par Emmanuel Laurentin sur France Culture, François Hollande s'est livré à un exercice dialectique assez attendu sur la place de l'Histoire, la nécessité de sa connaissance, dans son rôle de président confronté au présent. On en ressort toutefois quelques phrases fortes, quelques thèmes-clés et un slalom tout hollandien entre les piquets.

Abordant lui-même les contestations actuelles, il les a jugées mineures, du moins à l'aune de Mai 68, qui concernait « des millions de personnes ». Se gardant bien de « négliger ce qui se déroule aujourd'hui », il refuse toutefois « le présentisme » auquel s'adonnent les médias, incapables de procéder à des « références historiques », une myopie à laquelle il échappe justement en tirant les leçons du passé. Bref, si aujourd'hui ne l'inquiète guère, c'est grâce à l'Histoire, parce qu'il sait se référer à 68, voire au Front populaire. L'Histoire comme soulagement.

Cependant, en bon dialecticien, il a ajouté qu'il ne fallait pas être l'esclave de ce passé. La politique consiste à être « prêt à saisir l'inattendu », ce qui justement ne se répète pas, sans pour autant être incompréhensible. S'il y a un trait persistant de l'Histoire, c'est son caractère tragique : « il ne faut pas croire que...

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