Quand Hazard fait bien les choses

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Quand Hazard fait bien les choses
Quand Hazard fait bien les choses

L'histoire retiendra donc que le championnat d'Europe de la Belgique a basculé lors d'un huitième de finale contre la Hongrie (4-0). La raison est simple : elle a deux jambes et un brassard, et est redevenue ce soir une machine orgasmique portant à elle toute seule les espoirs de toute une sélection. Oui, ce dimanche soir Eden est redevenu Hazard.

Finalement, cela ne pouvait se terminer que comme ça. C'est l'histoire d'un génie qui ne pouvait plus respirer. C'est aussi celle de la fin d'une route, l'épilogue d'un long tunnel de près de douze mois. Comme si le blocage avait sauté, comme ça, un soir de juin sur la pelouse du Stadium de Toulouse au cours d'une fête éclatante organisée par la Belgique. Depuis près d'un an, Eden Hazard n'était plus qu'un songe. Il était le murmure de ses promesses passées, un homme qui doute mais aussi un footballeur abandonné par un père spirituel, José Mourinho, en décembre dernier. Longtemps depuis le début de ce championnat d'Europe on a continué à chercher le véritable Hazard. Et voilà. La Hongrie est arrivée et elle n'a rien compris. La belle surprise du premier tour s'est faite boxer, retourner, démonter pièce par pièce et Ádám Lang a passé près de 80 minutes à courir après un souffle beaucoup trop rapide pour lui. Oui, ce dimanche, Eden est redevenu Hazard. Sur un dribble court, ce crochet serré qui a toujours fait sa singularité, une pointe de vitesse, une passe clé, des kilomètres et finalement sur un but, aussi, à onze minutes de la fin d'un huitième de finale de championnat d'Europe débridé. Comme si rien n'avait changé.

The Artist


L'absence aura été longue mais le constat est finalement toujours le même : quand ce mec est bon, il est intouchable. C'est simple, face à la Hongrie (4-0), Hazard a passé sa soirée à danser, à décaler, à servir ses partenaires dans des conditions optimales et a surtout honoré avec sa classe singulière le brassard de capitaine qui lui serre depuis quelques semaines le biceps. Ce soir, l'attaquant belge de Chelsea écrivait aussi des histoires, la sienne et celle de son pays, en rejoignant son sélectionneur, Marc Wilmots, au nombre de sélections en équipe nationale (70 depuis novembre 2008). Oui, le même Wilmots qui ne cesse de lui rentrer dedans depuis plusieurs mois, qui attend beaucoup de son prodige et qui n'hésite plus à le mettre devant ses responsabilités devant l'ensemble des juges : "Avant la rencontre, je lui avais dit que je voulais qu'il marque un but en arrivant sur le terrain. Il ne tirait pas assez au but. Il doit prendre du plaisir sur le terrain. Un capitaine ne doit pas toujours parler avec sa bouche, il doit aussi le faire avec ses pieds."…


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