Quand George Best devait signer à Marbella...

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Quand George Best devait signer à Marbella...
Quand George Best devait signer à Marbella...

Amateur de spiritueux, de soleil et de splendides créatures, George Best a, entre la fin des sixties et le milieu des seventies, élu domicile dans le sud de l'Espagne. Une histoire d'amour qui a bien failli lui faire enfiler la liquette de l'Atlético Marbella sitôt après son départ de Manchester.

Quarante après, Kingston-upon-Hull, ville de 300 000 âmes du Yorkshire de l'Est, s'interroge encore sur le pourquoi du comment. Enrique Castro Gonzalez, plus communément appelé Quini, également. Entre cette bourgade du nord-est de l'Angleterre et l'attaquant asturien cinq fois Pichichi, le trait d'union répond au nom de George Best. Le flashback, lui, ramène en 1972. Moins de deux semaines après le Bloody Sunday, la sélection espagnole doit se rendre en Irlande du Nord pour le compte des qualifications pour le prochain Euro belge. Sécurité oblige, la rencontre se délocalise dans l'enceinte de Hull City, toute surprise de cette décision. Contrainte au partage des points, la Roja rate le coche et voit s'éloigner le rendez-vous européen. Quini, pour sa part, n'assiste même pas à cette désillusion : son visage, tuméfiée par un coup de coude du Cinquième Beatles, le presse dans les brancards. Pire, il ne retrouve les terrains qu'une année plus tard… De cette agression, George Best ne s'en excuse jamais. L'Espagne, pour autant, ne lui en tient pas rigueur : quoi de plus normal, puisque Best en fait sa seconde maison, entre oranges fruitées et femmes dénudées.

Le VRP des oranges espagnoles et des plages andalouses


L'intense relation entre l'Espagne et George Best s'entame quelques mois plus tôt, à l'occasion de la rencontre aller entre les deux sélections. Le Sanchez-Pizjuan de Séville, alors théâtre de la rencontre, assiste à une démonstration de force locale. Le résultat, de 3-0, passe pourtant au second plan suite au coup de sifflet final, comme l'évoque l'édition de ce 11 novembre 1970 : "Best a reçu des mains des représentants de la Fraternité des Paysans d'Alcala de Guadaira un cadeau prenant la forme d'un panier d'oranges triées sur le volet". Un présent bien étrange que le Nord-Irlandais accepte avec grand plaisir, assurant qu'il se "réserve la moitié de ces magnifiques fruits" avant de partager le restant avec ses coéquipiers pour qu'ils "vérifient à quel point ils sont bons". Pionnier des joueurs-publicités, le Belfast Boy se trouve en effet le VRP des agrumes d'outre-Pyrénées. "Les agrumes espagnols sont les plus proches de Grande-Bretagne, le fruit arrive donc dans vos magasins avec toutes ses propriétés", narre-t-il ainsi dans un spot de promotion financé…


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