Quand des djihadistes français passaient par l'aéroport de Genève

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À l'aéroport de Cointrin de Genève (photo d'illustration).
À l'aéroport de Cointrin de Genève (photo d'illustration).

Pierre Maudet, le conseiller d'État (ministre) en charge de la Sécurité et de l'Économie dans le canton de Genève, a été contraint de monter lui-même au créneau pour expliquer pourquoi, à la fin de l'année dernière, une trentaine de bagagistes se sont vu retirer leur badge d'accès au tarmac de l'aéroport. Le fait que sur les 33 salariés sanctionnés, deux seulement sont suisses, et 31, en possession d'un passeport français, sont d'origine maghrébine ne manque pas d'interpeller. Certains esprits s'échauffent. Jeudi, le quotidien Le Temps n'hésitait pas à titrer : « Aéroport de Genève : ce malaise islamiste qui étreint Cointrin », citant un policier de la sécurité internationale montrant du doigt « certains bagagistes aux allures d'islamistes radicaux ». Tandis qu'une employée de l'aéroport évoque « un repère de barbus », qui n'adresseraient pratiquement pas la parole aux femmes.

Pierre Maudet, qui a rencontré à Annemasse, en Haute-Savoie, Bernard Cazeneuve, reconnaît que ces retraits de badges sont en partie liés à des informations données par « les renseignements français après les attentats de Paris ». Le ministre genevois, binational helvético-français, ajoute dans la presse : « On ne prend pas pour argent comptant tout ce que la France nous transmet, nous devons aussi croiser les informations. Mais nos rapports avec les autorités françaises s'intensifient et sont d'une grande qualité. Leurs...

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  • M940878 il y a 10 mois

    pour ce poste il faut être très sélectif et ne pas accepter certains individus