Quand Bollywood lorgne Hollywood

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Il y a longtemps que les studios de Hollywood, d'où sortent les superproductions américaines, aiguisent l'appétit des magnats des affaires indiens. Nombre d'entre eux rêvent de tisser des liens étroits entre Bollywood (l'industrie du film en hindi de Bombay) et Hollywood. Le milliardaire Subrata Roy est de ceux-là. Selon des rumeurs persistantes, le groupe qu'il dirige, Sahara India Pariwar, serait prêt à mettre 2 milliards de dollars sur la table pour contrôler le prestigieux studio et détenteur de catalogues Metro Goldwyn Mayer (MGM). Une somme visant à éponger plus de la moitié de la dette de 3,7 milliards de dollars accumulée par MGM, qui se trouve littéralement au bord de la faillite. «Des discussions sont en cours, mais il est trop tôt pour en parler», a lancé ce lundi un porte-parole de Sahara India Pariwar.

Basé à Lucknow, la capitale de l'Uttar Pradesh (nord de l'Inde), le conglomérat est actif dans des secteurs très diversifiés, allant de l'assurance à l'immobilier en passant par la télévision, l'Internet et... le cinéma. Sans compter le sport. Subrata Roy, le flamboyant PDG de Sahara, entretient d'excellentes relations avec les milieux politiques, mais aussi avec ceux du cinéma, à Bombay. Le groupe, qui sponsorise les équipes nationales indiennes de cricket et de hockey, s'est offert en mars dernier l'équipe de cricket de Premiere League de Pune (Ouest) pour 370 millions de dollars. Et en août encore, Subrata Roy caressait l'espoir d'acquérir le club de football de Liverpool, mais les discussions ont capoté.

Un catalogue très convoité

Nul doute que pour l'industriel, mettre la main sur MGM serait une sacrée victoire. Mais il n'est pas le seul à courtiser le studio qui se vante de posséder le plus important catalogue de films au monde, avec 4000 titres parmi lesquels Autant en emporte le vent ou Le Seigneur des anneaux... ainsi que tous les James Bond, dont il a conservé les droits.

Anil Ambani, patron du groupe Anil Dhirubhai Ambani Group (Adag), dont fait partie Reliance Entertainment, aurait, lui aussi, fait une offre à Metro Goldwyn Mayer. Passionné de cinéma, grand fan de Bollywood, Anil Ambani a été le premier homme d'affaires indien à se rapprocher de Hollywood en investissant, en 2009, 825 millions de dollars dans Dreamworks, la maison de production de Steven Spielberg.

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