Quand Bianchi a conquis l'Amérique du Sud

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Quand Bianchi a conquis l'Amérique du Sud
Quand Bianchi a conquis l'Amérique du Sud

Le 31 août 1994, l'ex-goleador Carlos Bianchi remporte son premier titre international, comme entraîneur de Vélez Sársfield. Une Copa Libertadores en guise d'amuse-gueule, pour l'un des coachs les plus titrés d'Amérique du Sud, mais qui n'a pas connu la même réussite en Europe.

"Laissez-le, il est bourré." Ce 31 août 1994, au cœur d'un stade Morumbi volcanique, Carlos Bianchi pourrait n'être que tout à sa joie. Car, son club formateur, le club qu'il entraîne depuis 18 mois, vient de réaliser un immense exploit, et par là même, vient de prendre une inattendue stature internationale. Sur le terrain du São Paulo FC, double tenant du titre de la compétition, Vélez Sársfield vient d'arracher la première Copa Libertadores de son histoire. Dans les rangs du Tricolor, Rai n'est plus là, parti à Paris, mais il y a encore Cafú, Müller ou Júnior Baiano. Sur le banc, le mythique Telê Santana est aux manettes. Le match est tendu, Vélez se voit réduit à dix dès la 64e minute, Bianchi aussi se fait expulser, mais José Luis Chilavert tient la baraque jusqu'à la séance de tirs au but dont il sera le héros. Dans les minutes qui suivent le coup de sifflet final, on aperçoit à nouveau la tonsure marquée de l'entraîneur argentin sur le bord du terrain. Bianchi, plutôt que de courir embrasser ses joueurs, se démène pour arracher des bras des policiers brésiliens un supporter de Vélez éméché qui vient de pénétrer sur la pelouse. Devant le zèle des forces de l'ordre local, l'entraîneur ne parviendra pas à ses fins, mais apparaît alors son essence, celle d'une figure paternelle d'un club à dimension familiale. Un club qui se transformera en puissance continentale sous ses ordres.

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Quand Bianchi revient à Vélez, début 1993, le club s'use depuis vingt-cinq ans à essayer de trouver un successeur au seul titre de poids de son histoire : le Nacional 1968. Les déceptions à répétition ont même fait entrer l'institution dans un certain fatalisme. Le retour de l'enfant…



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