Quand Bercy songeait à couper l'eau et le fromage aux soldats

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Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui du Budget, Michel Sapin.
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui du Budget, Michel Sapin.

François Hollande a tenu ses engagements : le budget de la Défense sera rehaussé de 950 millions d'euros par an entre 2016 et 2019. Un arbitrage qui permet à son ami et ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de sortir la tête haute d'une négociation avec Michel Sapin, le ministre du Budget. Les rapports entre la Défense et le Budget ont été très orageux depuis le début du quinquennat Hollande. "Bercy a toujours l'impression que nous cachons un trésor", râle-t-on à l'Hôtel de Brienne, qui s'agace de l'imagerie ancienne qui colle à cette-armée-qui-fait-tourner-les camions-la-nuit-pour-dépenser-l'essence.Cela fait, en vérité, belle lurette que l'armée française se contente du strict minimum en dépit d'un budget de 31,4 milliards d'euros. Mais à Bercy, on s'imagine toujours que les généraux disposent de 15 arpettes à leur service. "C'est faux et archifaux !" tonne le cabinet de Jean-Yves Le Drian. L'incompréhension entre les hauts fonctionnaire de Bercy et ceux de la Défense a atteint son comble au printemps 2014. Cédric Lewandowski, le redouté directeur de cabinet du ministre de la Défense, avait été invité à une réunion budgétaire à Bercy. Un haut cadre de Bercy a alors évoqué la possibilité de supprimer l'eau minérale et le fromage dans les repas des soldats ainsi que le "quart de place des militaires dans les trains" (le billet réduit). Ce tarif réduit de 75 % coûtait 192,4 millions d'euros en 2009, selon la Cour...

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